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Coupe de France - BLAGNAC aurait pu le refaire !

Dimanche 8 Janvier 2017

Pour la troisième fois de son histoire, Blagnac avait l’occasion d’atteindre les seizièmes de finale de la coupe de France. Après leurs exploits précédents contre Colomiers (CFA), Béziers (National) et le Red Star (Ligue 2), les Caouecs accueillaient une autre équipe professionnelle, Niort. En direct sur Eurosport, les hommes de Wilfried Niflore voulaient encore défier la logique face à l’actuel onzième de Ligue 2. (Par Le Phocéen)


Un complexe Andromède de gala, Jacques Bréda au micro, JPP au coup d’envoi et la petite Justine pour insuffler l’ultime dose de courage. Au moment d’affronter des Chamois gambadant gaiement à le onzième place d’un championnat sponsorisé par Domino’s Pizza, si les Caouecs semblaient disposer de tous les atouts pour réaliser un énième exploit, ces derniers devaient pourtant fait une croix sur l’effet de surprise. Alerté par l’incroyable épopée de son adversaire, Niort n’avait pas l’intention de se laisser piéger. Une précaution traduite dès l’entame par une énorme occasion de Grange repoussée du pied par Taider (5e). Comme contre le Red Star, Blagnac avait pourtant le panache de ne pas se muer en victime expiatoire, s’octroyant le luxe de faire jeu égal avec une équipe professionnelle. Une performance fondamentalement époustouflante, d’autant plus lorsqu’elle est répétée. En guise de répliques à l’agression précoce Niortaise, Bettayeb dynamitait d’abord la barre transversale (8e), avant que la tentative lointaine de Zelmat ne flirte avec la lucarne (10e). Dans la foulée, Blagnac décrochait une nouvelle opportunité de concrétiser son temps fort par Sylla, malheureusement victime d’un appui fuyant (20e). À la pause, après avoir allègrement piétiné les quatre divisions qui les séparaient de leurs adversaires, les Caouecs avaient même le culot de dominer en termes d’occasions de but.
 
Un but casquette met fin au rêve
 
Dès la reprise, Blagnac faisait encore frémir Andromède par l’intermédiaire d’Ettien, dont l’extérieur du pied s’avérait trop ambitieux (55e). Paradoxalement, cela faisait certainement trop d’opportunités manquées pour espérer terrasser un adversaire qui malgré une certaine incapacité à imposer du rythme, ouvrait finalement la marque sur un but tout sauf esthétique. Malheureusement, comme le dirait volontiers Gérard Depardieu, qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse. Alors que la plupart des joueurs s’étaient lancés dans un Mannequin Challenge croyant à une faute sur Afkir au départ de l’action, Djigla profitait d’un ballon repoussé par Taider pour glacer l’assistance (70e). Dans le dur physiquement, les Caouecs frôlaient la rupture à la suite d’un missile de Grich sur la barre transversale (77e), puis d’une reprise à bout portant de Choplin (85e). Carbonisés, les hommes de Wilfried Niflore décrochaient pourtant une énorme occasion d’égaliser dans le temps aditionnel. En extension dans les six mètres tout en s’imaginant déjà réaliser la célébration mythique de Giroud, Afkir jetait finalement un regard impuissant sur le cuir dévié in extremis par un coéquipier (92e). Éliminé sur la plus petite des marges par une formation de Ligue 2, Blagnac peut être fier de ses Caouecs auteurs d’un parcours exceptionnel dans la compétition. Une juste récompense pour un groupe dont l’aventure ne fait que commencer. 

Par Le Phocéen

LES RÉACTIONS
Gilbert GRENIER (Président de Blagnac) : « Je n’ai pas le droit d’être déçu. Respect aux joueurs et au staff, je suis vraiment fier d’eux. Aujourd’hui c’est dur pour eux, mais c’est comme ça. C’est dommage car on a eu les occasions pour tuer le match. La coupe de France permet aussi à des joueurs amateurs de se faire remarquer par des clubs professionnels, c’est tout ce que je leur souhaite. Ce match peut nous servir de référence pour la montée en National 3 qui reste notre objectif prioritaire. Maintenant on va devoir évacuer cette déception au plus vite. Désormais, le rideau va tomber et les lumières vont s’éteindre. Il va falloir se reconcentrer sur le championnat. Je tiens également à remercier le président de Niort de nous avoir laissés la recette mais également Jean-Pierre Papin et la petite Justine, pour l’association Just’y Croire. »
 
Yassine AFKIR (Joueur de Blagnac) : « Déçu de prendre un but sur une perte de balle, d’autant que je pense qu’il y a faute sur moi au départ de l’action. C’est vraiment rageant car on a fait ce qu’il fallait et on ne prend même pas un but sur une action construite. Il y a donc encore plus de frustration. Personnellement je suis très déçu de ma prestation (il a pourtant été très bon). J’ai passé une semaine compliquée, j’ai fait beaucoup de soins car j’ai une contracture à chaque mollet, je n’étais pas à 100%. J’ai beaucoup couru mais il m’a manqué de la lucidité. Sur l’action d’Ettien en seconde période, je pense que je dois tirer, j’aurais pu faire gagner le match à mon équipe. Sur la dernière action, un coéquipier m’enlève le ballon au dernier moment alors que je la voyais déjà au fond. Malheureusement je pense que nous pouvons avoir quelques regrets. »

LA FEUILLE DE MATCH
Coupe de France, 32ème de finale
Samedi 7 janvier 2017, 15h
Blagnac, complexe Andromède
2000 spectateurs environ
BLAGNAC (DH) / NIORT (L2) 0-1
Arbitre : M Lavis, assisté par MM. Pignatelli et Allard
Avertissements : Ettien (53e), Aouladchaib (64e) à Blagnac - Sambia (40e), Dona Ndoh (46e) à Niort
But : Djigla (70e) pour Niort
 
BLAGNAC : A. Taïder – Aouladchaib, Zelmat, Sow (cap.), Sylla, Bâcle (Vivies, 90e), Ettien, Santistéva, Afkir, Toto (Ondo, 80e), Bettayeb (Sahiri, 90e). Entraîneur : Wilfried Niflore
NIORT : Desmas – Lahaye, Kiki, Choplin, Bronn, Dembele, Djigla, Sambia, Dona Ndoh, Grange (Grich, 67e), Dabasse (Daubin, 77e). Entraîneur : Denis Renaud 

Afkir et Blagnac ne sont passés loin d'un nouvel exploit
Afkir et Blagnac ne sont passés loin d'un nouvel exploit

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