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Coupe de France (Cinquième tour) - Le GIROU crée l'exploit et plonge un peu plus TARBES dans ses doutes !

Dimanche 11 Octobre 2015

Pour l'anecdote, il est amusant de voir que régulièrement depuis quelques années, au cinquième tour de la coupe de France le Girou reçoit un club de l'élite régionale (deux fois Rodez, deux fois Albi). Si une élimination en découle, tous les adversaires qui viennent à Pechbonnieu s'accordent à reconnaître que ce déplacement n'est pas une partie de plaisir. D'ailleurs pour appuyer cette assertion je me contente de vous remettre la déclaration d'un des visiteurs, le lendemain du tirage au sort : Valentin Delanys (Tarbes) : "Je pense que c'est l'un des tirages que l'on pouvait le plus redouter. Je connais cette équipe pour y avoir joué contre avec le FC Lourdes, et chez eux c'est très compliqué de les bouger, donc ça s'annonce très compliqué. Il faudra être sérieux et rigoureux beaucoup plus que le match face à Séméac si nous voulons passer ce tour là." (par Bob Marley)


De plus, quelques mouvements internes semblent secouer actuellement le TPF. Auront-ils un effet ? 
Prémonitoire, non ? Toutes les séries ont une fin paraît-il, celle de cette série de défaites contre des équipes de CFA s'est interrompue ce soir, sans qu'il y ait quoi que soit à redire. Entre un groupe en proie à des problèmes internes, semble-t-il importants qui ont pu plomber l'ambiance, et un autre décomplexé décidé à bousculer  son adversaire, les deux divisions d'écart n'ont jamais vraiment été visibles. Bien sûr il est apparu évident que la valeur technique des visiteurs est au point, pas de contrôles à trois ou quatre mètres par exemple. mais l'abus pendant très (trop ?) longtemps de ballons longs peu précis a gommé ces différences. Bien sûr aussi l'axe gauche tarbais à fait mal pendant toute le première période. Baka et Quenum ont été impressionnants, percutants, dangereux, posant de sacré problèmes. Mais les Giroussiens malgré un net déficit de gabarit ont réussi à eux aussi poser des problèmes. Dans une partie au rythme assez lent qui leur convenait  ils ont su faire ce qu'il fallait. Chers lecteurs fidèles à notre site vous connaissez le ton impertinent du Phocéen que vous aimez, et vous savez aussi que j'aime vous faire part de mes à côtés du match. Uniquement vous relater un match est assez facile, et à mon avis pas forcément très attrayant. Je profite donc de chacun de mes déplacements pour papoter avec un de mes nombreux acolytes. Ce soir j'ai eu le plaisir de partager la totalité de la rencontre avec Thierry Bégué (ex TAC, Fenouillet et maintenant entraîneur de la deux du Girou) qui a lui aussi un humour assez corrosif que j'apprécie particulièrement; mais il sait également en fin connaisseur analyser avec justesse ce qu'il voit. Au bout de quelques minutes il m'a donc glissé :" Tarbes c'est zéro risque, on envoie devant en attendant que les individualités fassent la différence." (Le reste malgré quelques énormes fous rires mutuels ne peut être répété, il m'a même confisqué quelques instants mon stylo de peur que j'écrive une de ses énormités.  Ce qui doit rester dans le vestiaire y reste, donc ce qui a été dit doit, je lui ai promis rester entre nous. Dommage parce que certaines de ses vilainies étaient au top). Bien vu parce que les Hauts-Pyrénens se contentaient de ça avec beaucoup de déchets dans la précision. Quand ils jouaient au sol sur le côté gauche c'était un peu panique à OK Corral  tant Baka surtout, puis Quenum étaient bons mais avec malheureusement trop d'imprécision sur les centres. La spéciale du Girou merveilleusement exécutée voyait Rasolofoarinivo frapper à côté.

Le deuxième acte est plus prolifique

Tarbes revient avec encore plus d'intensité mais sans trop de danger. Les frappes successives sont suffisamment lointaines pour ne pas inquiéter les gardiens. Les Tarbais sont joueurs, parfois trop comme ce ballon perdu dans l'axe par Goncalves qui permet à Behilel de décaler Ralison qui avec sang frois bat Koné. Après son doublé de la semaine dernière Franco nage sur son nuage de buteur. Grosse joie de courte durée, juste deux minutes. Malgré un superbe arrêt de la main droite sur un tête de près de Thiam, sur le cafouillage qui suit A. Arreseigor égalise. Plus d'occasions nettes et donc logiquement on arrive à la prolongation. Quelques escarmouches plus tard et une possession bien plus importante du ballon pour les Tarbais, un recul volontaire des locaux qui adorent subir pour mieux contrer et on atteint la pause de cette prolongation. Le temps s'écoule, on peut commencer à penser à la séance des tirs au but. Jusque là, au concours  de pronostic des changements auquel on jouait à Thierry, il faut avouer qu'on eu tout faux, on a quand même un petit truc à peu près juste. Thierry nous voyait aller au bout avec un nul, alors que j'ai prédit une passe dés. de Braunwart pour Ngoumou qui me semblait assez puissant pour aller défier les mastodontes de la défense adverse. Je l'ai dit le Girou aime reculer pour mieux contrer, et c'est ce qui s'est encore passé. Claraco, à notre sens l'homme du match a lancé Braunwart qui a travaillé son vis à vis pour adresser un caviar transformé par Zéroual dans la liesse compréhensible. La jeunesse au pouvoir  ! Victoire méritée pour une équipe vaillante et pleine de qualité, devant un formation dans laquelle il y a aussi de la qualité, mais moins de combativité.

Par BM

LES RÉACTIONS
Jaoued LAQSIL (co-entraîneur du Girou) : " le Girou c'est exactement ça. ! Je félicite les garçons pour l'énorme prestation fournie. On a construit ensemble cette victoire avant le match dans notre plan de jeu parfaitement respecté dans tous les compartiments du jeu. Ils ont tous élevé leur niveau de jeu, ils sont allés la chercher. Jusqu'au bout on a tout fait pour aller prendre cette victoire sans attendre les tirs au but. Ils sont récompensés. C'est magique le coupe de France, je leur avais dit avant le match que ce sont des moments extraordinaires à vivre. Je pense que l'on s'est servi de l'expérience des quatre dernières années, ces mésaventures contre des équipes de CFA, ils ont mis les ingrédients qu'il fallait du début jusqu'à la fin. On peut dire que la victoire est méritée ce soir, c'est celle qui la voulait le plus qui avait le plus envie de se qualifier, qui s'est qualifiée. "

Robin CLARACO (joueur du Girou) : " satisfait de passer au sixième tour, de passer une équipe de CFA, il faisait beau, il y avait un super public. On a tout donné, c'est passé. Rendez-vous au sixième. On était tous à bloc, on avait envie de faire quelque chose. On s'était mis en condition contre Muret en gagnant après la quatre vingt-dixième minute. '"
Abdelkadre ZAHI (entraîneur de Tarbes) : "même s'il manquait deux trois éléments titulaires, ce n'est pas une excuse. On savait que ça allait être compliqué, avec un public chaud, on était prévenu et re-prévenu, on ne s'en prendre qu'à nous mêmes. À la fin on aurait peut-être dû un peu plus poser mais c'est un manque de confiance des joueurs, un terrain un peu difficile. Le premier but en voulant jouer court on se fait prendre le ballon et ça va au bout. C'est dommage, on essaie de jouer, on se fait contrer. On savait qu'ils allaient se nourrir de nos erreurs, Ils ont bien profité, tant mieux pour eux. Il y a des situations où on doit jouer, d'autres non. Ce n'est vraiment pas une bonne opération, parce qu'on voulait reprendre un peu de confiance. Le résultat en lui même ...., on sait qu'on a été supérieur au niveau de la production du jeu mais on ne fait pas le nécessaire pour mettre le match à notre avantage. On va essayer de relancer ça en championnat, ne se consacrer qu'à ça. On sait qu'on ne doit pas se faire éliminer par une équipe inférieure, on a fauté, tant pis on est châtiés. "

Michel MOURET (joueur de Tarbes) : " c'est normal qu'on ait plus de possession par rapport à la différence technique, mais on a été défaillants dans l'engagement, dans l'envie, on n'a pas été très malin, c'est à nous de faire jouer l'expérience. On a beau avoir peut-être des joueurs un peu plus techniques ça ne passe pas dans ces cas là. On sait parce que, entre guillemets, la plus petite équipe, car je ne sais pas qui était la plus petite ce soir, il y a toujours un peu plus d'envie, l'envie de faire tomber l'équipe hiérarchiquement supérieure. Mais je vous dis que l'équipe hiérarchiquement supérieure, elle n'y était pas ce soir. Le résultat semble logique. "

LA FEUILLE DE MATCH
Coupe de France, cinquième cinquième tour 
Samedi 10 septembre, 18h
Pechbonnieu, stade municipal
GIROU (DH) / TARBES (CFA) 2-1 (AP)
Arbitre : M  Karim Tourèche, assité de MM Laurent Carrié et Kévin Galibert
Buts : Ralison (68e), Zéroual (111e) pour le Girou; A. Arreseigor (70e) pour Tarbes
Avertissements : Baux (18), Claraco (68), M. Goreau (104) au Girou;  Goncalves (4), Baka (78) à Tarbes

GIROU : Viste, Bonafé, Claraco, Baux, Rasolofoarinivo, Bouis (Braunwart (92e), Bouis, Gil, R. Goreau (cap.), Behilel (Zéroual,82e), Ralison (Ngoumou,73e). Entraîneurs : Sébastien Salles, Jaoued Laqsil et Benjamin Montespan
TARBES : Koné (cap.), Mouret, Quenum, Cissé, Goncalves, A. Arreseigor, Delanys, Randriantsara, Thiam (Djacko,85e), Dos Santos (Samhi,69e), Baka (R. Arreseigor,112e). Entraîneur : Abdelkader Rahi.

Le Girou s'offre une nouvelle page de son histoire
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Bob Marley

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