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D3 - Paul LACOMBE (Compans), l'indestructible au service d'un club de quartier !

Samedi 30 Mars 2019

Paul après avoir été rapatrié d’Algérie en 1962 il signe sa première licence au TEC (Toulouse Electrogaz Club), saison 1963/1964. De 1964 à 1967 recruté par Monsieur Baudet il évolue au Toulouse Football Club où il a été entraîné par Jean Merchadier (père d’Alain faisant parti de la grande épopée des "Verts"), il fut pendant cette période sélectionné en Cadets du Midi. (par JPB)


Ensuite on le retrouve au club mythique de Léo-Lagrange de 1967 à 1970. En 1970 il signe pour une longue période au S.C.B.A (club cher au Président René Macias) jusqu’en 1970 où je le cite :"il a eu le plaisir de jouer avec votre serviteur" (plaisir partagé), il finit sa carrière de joueur (saison 1979/1980) au S.C Balma. Nous le retrouvons en tant qu’éducateur et entraîneur à la J.E.T de 1981 à 1992 où il entraîna notamment les Cadets Nationaux. Retour au T.F.C de 1992 à 1995 avec les U 13, 1995/1996 avec les U 15 et enfin de 1997 à 2001 il est responsable de la DH au sein du centre de formation.

Double montée en DH

De 2001 à 2003, entraîneur à Toulouse Saint-Jo avec une montée en DH, de 2004 à 2007 à U.S Colomiers avec également une montée en DH pour ensuite prendre la Direction Technique de Beauzelle en 2008/2009 avant d’en devenir entre 2009 et 2012 l’entraîneur de l’équipe 1 senior. En 2012/2013 il fait un détour par Croix-Daurade pour prendre une première fois en 2014/2015 les destinées de Toulouse-Football-Compans-Caffarelli  pour y revenir  cette saison en cours où il caracole en tête du classement. Il est à noter que ce club joue ses matchs sur les installations de l’A.S Hersoise (terrain synthétique) mais s’entraîne sur le terrain Sergent Vigné, terrain dont les anciens nostalgiques se rappelleront quand l’A.S Bonhoure, devenu Bonhoure-Red-Star y jouait. Ce terrain enclavé entre le quartier de Bonhoure et de la Côte Pavé a servi et sert toujours pour une partie de son école de football à Toulouse Saint-Jo devenu Toulouse Métropole FC. Il m’est cher, j’y ai fait mes premiers pas de footballeur et mes premiers matchs avec l’A.S Bonhoure.


"Le club compte actuellement 315 licenciés, ce qui n’est pas mal pour un club aussi jeune."

Paul après avoir connu de grands clubs sur le plan régional comment es-tu arrivé à Compans-Caffarelli ?
Après une expérience un peu malheureuse dans un club de quartier, je voulais couper avec le football et profiter de ma retraite. Au mois de juin 2018 j’ai été contacté par les dirigeants de Toulouse Football Compans Caffarelli, Salime Bentaieb cheville ouvrière du club a insisté pour que je coache l’équipe 1 et que je m’implique pour structurer l’école de football. Le projet étant intéressant et le football me manquant un peu faisant suite à de gros problèmes de santé, il fallait que je reprenne une activité. Donc j’ai replongé.

Quelle sont aujourd’hui tes motivations personnelles que te font t’investir dans ce club de quartier ?
Ma première motivation, avoir des résultats avec l’équipe 1, mais pas n’importe comment. Avec des principes de jeu bien définis. Et je m’efforce de faire comprendre à tous que l’individualisme ne fait pas progresser, mais c’est l’esprit d’équipe et l’intelligence collective qui permettent de gagner des matchs et de progresser.

Parles-nous de ce club peu connu sur le plan médiatique et qui sûrement mériterait de l’être ?
Un club peu connu, mais quand on évolue en D3, on n’intéresse pas grand monde, il faut pratiquer à un certain niveau pour que les médias s’intéressent à un club.

Quel est l’historique de ce club relativement récent dans sa création et ses origines ?
Un club très jeune créé en 2012, par un groupe d’amis passionnés de football, après la disparition de la fusion du F.C Bonnefoy et de Labège.

Aujourd’hui il se situe en D 3 au niveau senior, quelles sont ses projets et ses ambitions ?
Dans un premier temps assurer la montée en D2, et bien sûr atteindre la R3 dans quatre ou cinq ans, si tout se passe bien, projet ambitieux et difficile. Mais le plus important est, la formation à tous les niveaux. Dans mes séances d’entraînement participent des U19 que je prépare pour leur intégration dans l’équipe 1.

Dans ce club en dehors des seniors il y a une école de football et quelques équipes de jeunes, où en est-il actuellement ?
Le club compte actuellement  trois cent quinze licenciés, ce qui n’est pas mal pour un club aussi jeune. Toutes les catégories sont représentées. Des U6 au U13, des U15, U17, U19, et la création cette saison d’une équipe féminine senior. 


"Il faut que la municipalité soit plus à l’écoute de nos demandes."

De ton côté ton investissement se limite aux seniors où au contraire  t’intéresses-tu à l’ensemble ?
Mon investissement ne se limite pas aux seniors, car j’ai un regard très attentif sur toutes les sections avec beaucoup de concertation avec les éducateurs. Des joueurs de l’équipe 1 ont pris en charge des groupes  U10, U12 et U13. Ils participent aux formations mises en place par le district. Je participe d’ailleurs aux diverses réunions concernant le club.

Dans ce club quels sont les principaux personnages qui s’investissent et quel est ton relationnel avec les autres dirigeants ?
Les principaux dirigeants du club sont, Madame Ooukbir, la présidente et Madame Belghoul, le vice-présidente. Il y a surtout l’implication de Salime et Halime Bentaieb, Momo Reda et C. Pagani, cheville ouvrière du club. Ces personnes ne comptent pas leurs heures pour le club ni leurs soutiens pour certains joueurs.

Ces clubs de quartier ont du mal à exister et a se pérenniser compte tenu des subventions qui leurs sont accordées et de la difficulté à trouver des partenaires, est-ce le cas de Compans-Caffarelli ?
Un club comme Compans a beaucoup de mérite, car les sponsors sont très difficiles à trouver. Actuellement le club a quatre fidèles sponsors plus la subvention de la municipalité qui est quant même assez faible au vue du nombre de licenciés.

Penses-tu qu’un club de quartier dans une grande agglomération comme Toulouse peut avoir des ambitions sur le plan sportif sans grand moyen financier, à moins de trouver un mécène généreux, de plus en plus rare de nos jours (le contexte économique ne s’y prêtant pas) ?
Sportivement, il faut être patient et ne pas mettre la charrue avant les bœufs. Il faut que la municipalité soit plus à l’écoute de nos demandes. Notamment pouvoir travailler dans de bonnes conditions. En effet nous n’avons que le stade Sergent Vigné pour les entraînements, les mardis et jeudis deux cents joueurs sur le même terrain de 18h à 19h45 et de 20h à 21h 45 le groupe senior, conditions très difficiles. L’équipe 1 évolue pour les matchs à domicile à la Z.A.C de l’hers. Il est à signaler que le terrain de Sergent Vigné est dans un état déplorable malgré les efforts du service des sports de la mairie de Toulouse.

Par JPB


JPB

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