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Edito – Le TFC sous bannière américaine : pour mieux rebondir ?

Dimanche 31 Mai 2020

Depuis une dizaine de jours, le TFC est en négociation exclusive avec RedBird Capital Partners, fonds d’investissement américain. Bien sûr si cela aboutit, Olivier Sadran garderait une part minoritaire à hauteur de 15%. Mais est-ce la bonne solution pour voir les Violets rebondir après une saison catastrophique ?


Qu’il semble loin le temps où l’on s’extasiait pour les performances des Marcico, Gignac ou encore Ben Yedder du côté du Stadium. Le TFC évoluera en Ligue 2 BKT la saison prochaine, ce sera la dure réalité. Mais, depuis l’annonce d’un possible rachat du club, on a l’impression que cette réalité est passée aux oubliettes. Il ne faut pas oublier que le club n’a pas évolué au second échelon national depuis 2003. Et il est très difficile de réussir l’opération remontée immédiatement. Nombre de clubs s’y sont cassés les dents (Lens, Lorient) et certains sont même toujours en L2 (Le Havre, Guingamp, Sochaux notamment).
Mais les supporters se disent que l’arrivée de capitaux américains pourrait tout changer et donner un nouveau souffle au club. Cela met des étoiles dans les yeux dès que l’on parle de l’autre côté de l’Atlantique. Alors, bien sûr, RedBird Capital Partners est bien plus crédible qu’un Jack Kachkar, homme d’affaires canadien qui avait tenté de racheter l’OM en 2007 et était finalement un criminel puisqu’il a été condamné à une peine de 30 ans de prison aux États-Unis.
 

Damien Comolli peut-il aider le TFC à rebondir ?
Damien Comolli peut-il aider le TFC à rebondir ?

Des investisseurs américains en difficulté

Le fonds d’investissement peut-il réussir dans le foot ? Car, il faut se le dire, combien de repreneurs américains ont réussi dans le foot ? À ma connaissance, aucun ! Colony Capital a failli être célèbre en étant le propriétaire d’un PSG descendant en L2 en 2008 (sauvé par Amara Diané à Sochaux). A Bordeaux, la crise couve depuis des mois depuis le départ de GACP et la prise de pouvoir seule de King Street. A Marseille, Franck Mc Court a investi en masse au début de son mandat sans réussite. Il a décidé maintenant de fermer les robinets à pognon tant le déficit est important (dû notamment à une masse salariale trop importante). Même dans les grands clubs, les propriétaires américains ne font pas l’unanimité. Depuis que Stan Kroenke est passé actionnaire majoritaire, Arsenal y perd son latin. A Manchester, la famille Glazer est très mal perçue par la majeure partie des supporters de United. Bon, financièrement parlant, ces deux clubs se portent bien. Mais, sportivement, ce n’est pas la joie malgré une Ligue Europa pour Man U en 2017 et une finale pour les Gunners la saison dernière.
Pour le TFC, est-ce que RedBird Capital Partners va investir ? Ou se concentrera-t-il sur d’autres objectifs ? Car, à de rares exceptions près, on ne peut retirer des bénéfices financiers de son investissement dans le foot. Il faut surtout que l’investissement soit fait sur les hommes. Mettre les bonnes personnes aux bons postes. Damien Comolli est-il l’homme de la situation comme président ? Rien n’est moins sûr. Bien sûr, l’ancien directeur sportif de Fenerbahçe arrive avec un CV long comme le bras et un réseau sûrement bien fourni. Il a également réalisé de bons sur le marché des transferts en étant l’un des recruteurs d’Arsenal de l’époque des « Frenchies » ou comme lorsqu’il était à Tottenham (Bale, Berbatov) ou à Liverpool (Suarez, Henderson).
 


La formation à mettre en avant

Mais l’homme reste sur de nombreux échecs. Son passage à Saint-Etienne n’a pas été une grande réussite. Idem à Fenerbahçe qui se trouve loin de son standing de grand club turc depuis son passage. Et il n’a pas tout réussi à Tottenham ou encore à Liverpool (Andy Carroll recruté à prix d’or notamment). Sa politique de recrutement, basée sur les statistique, ne fait pas non plus forcément l'unanimité. Alors, tout ne lui incombe pas forcément bien entendu. Et il n’avait pas forcément les coudées franches dans les clubs où il est passé. Mais cela fait un peu tâche sur le CV du probable futur homme fort du TFC.
En tout cas, l’homme est déjà à pied d’œuvre. De nombreux dossiers vont devoir être gérer, entre le nouvel organigramme à la désignation du coach en passant par l’effectif qui tentera de faire remonter le club en Ligue 1. Aux yeux des supporters, ces deux derniers points sont cruciaux. Le TFC se doit d’avoir un entraîneur de référence pour driver un groupe jeune. Ce dernier doit également s’appuyer sur ce qui fait la force du TFC, la formation. Car il y a de nombreux bons jeunes au club et il faut leur donner leur chance dans leur club, à savoir le TFC. Et pas les voir partir au bout de 10 matchs comme ce fut le cas avec Todibo. En y ajoutant quelques joueurs de référence qui connaissent bien le championnat (nos collègues des Violets évoquent le nom de Renaud Cohade), les Pitchouns pourraient devenir grands et rapporter gros dans le futur. Et puis, ce serait un bon moyen de redonner le sourire à des supporters qui l’ont perdu depuis plusieurs saisons. Et pourquoi pas se mettre à rêver du doux parfum de la Ligue des Champions dans un horizon un peu plus lointain. Comme face à Liverpool, un club que Damien Comolli connait bien, en 2007. En attendant, on se délectera de beaux derbys face à Rodez. Et, malgré tout, cela devrait faire frémir le Stadium.
 


F.C.

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