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Interview - Le paradoxe Nicolas BAYOD, président de Portet (première partie)

Dimanche 14 Juillet 2019

Après avoir pratiqué le football au haut niveau, quel chemin a mené Nicolas Bayod à la tête du club de l'AS Portet Carrefour Récébédou ? Dans un long entretien en deux parties (suite demain dimanche), Footpy retrace son parcours, fait le bilan de ses équipes masculines et féminine, et se projette avec lui vers l'avenir qui attend l'ASPCR (par JPB).


Après avoir été entre 1995 et 1997, stagiaire au Centre Fédéral de préformation de Castelmaurou, période pendant laquelle il gagna la Coupe Nationale U 14 avec la sélection de Midi-Pyrénées, Nicolas Bayod intègre de 1997 à 2000 le centre de formation du Toulouse Football Club en jeune. La saison 2000-2001, toujours avec le TFC champion de DH et finaliste coupe du midi. Il continue sa formation au sein du TFC où de 2001 à 2003 il évolue soit avec l’équipe de CFA ou National pendant laquelle il connait une montée en Ligue 2. Entre 2003 et 2006 on le retrouve à Rodez, en CFA 2 et CFA où il connaît deux montées en CFA puis en National. Il signe pour la saison 2006-2007 à la Berrichonne de Châteauroux en Ligue 2.
Nous le retrouvons entre 2007 et 2010 à Nîmes Olympique (National, Ligue 2) où il participe à la montée de National en Ligue 2. Pour finir sa carrière de joueur nous le retrouvons entre 2010 et 2013 au Clermont Foot Auvergne. Aussi après avoir mis un terme à sa carrière en décembre 2013, il a répondu positivement à la demande de Cédric Caubet à Portet pour prendre une séance d’entraînement par semaine et a participé à 4 ou 5 rencontres de DHR car cela se passait bien avec les joueurs. Ensuite sa position à été claire il fallait qu’il se reconvertisse et Cédric est revenu vers lui en novembre 2014 car le club ne trouvait personne pour prendre le relais de Gérard Montariol, le président. Nicolas s’est donc positionné et a présenté un projet pour le club au président et à son bureau. Il a été en immersion de janvier à juillet pour appréhender au mieux sa prise de fonction, une fois  après avoir eu le soutien des membres du bureau qui l’ont suivi. Et comme il le dit lui-même la suite pourrait faire l’objet d’un livre tellement il y aurait de choses à raconter.

Nicolas comment après ta carrière de joueur devient-on président d’un club amateur comme Portet, par opportunité, par vocation, par désir profond ou simplement un concourt de circonstance ?
Tout d’abord il est important de savoir que j’ai commencé à me former durant ma carrière de joueur en passant dans un premier temps le Brevet d’Etat à Clairefontaine et ensuite en obtenant le D.U de Gestion d’Organisme Sportif avec la faculté de Lyon. Aux vues de ma situation familiale je ne me voyais pas repartir pour une carrière d’entraîneur et mon souhait était de prendre de la hauteur sur le terrain pour avoir de l’influence sur une politique de club et non pas seulement sur une équipe.
 
Aujourd’hui ton club possède au niveau senior deux équipes (R 1 et D1), pas d’équipe en U 19, une équipe en U 17 (D 3) et une équipe en U 15 (D 2), ce bilan te semble suffisant ou anormal par rapport à ce club ?
Non bien entendu un club comme le nôtre qui évolue au niveau régional ce doit d’avoir à minima une ou des équipes dans chaque catégorie. À savoir que nous avons engagé une équipe en U 20 Élite pour la saison 2019/2020 grâce à la création de ce championnat par la ligue, ce qui va nous permettre de gagner un peu de temps.
À ce jour la priorité est donc d’amener nos équipes de jeunes au niveau régional chez les garçons et filles entre quatorze et dix-neuf ans afin d’avoir un réservoir intéressant pour alimenter nos équipes seniors.
Nicolas Bayod a une vision sur le long terme (crédits ASPCR)
Nicolas Bayod a une vision sur le long terme (crédits ASPCR)

« J’ai vu nos limites par rapport aux exigences et codes demandés par la D2 »

À propos de l’école de football quel bilan peux-tu faire, au niveau de la quantité, de la qualité des pratiquants et de son encadrement ?
C’est mieux chez les plus jeunes avec de nouvelles personnes qui commencent à s’engager et à se former. Sur le volume nous sommes bien jusqu’au foot à huit, reste maintenant à faire la transition sur le foot à onze. Nous sommes en retard au niveau de l’éducation et la culture générale footballistique (tactique, mental, intelligence de jeu) qui doit être enseigné aux jeunes pour appréhender au mieux le passage au foot à onze.

La section féminine au départ de la saison (deux équipes seniors N 2 et R 2, une équipe U18 R1 et une équipe U 15 à 8) a créé une grosse surprise en fin de saison dernière en montant en deuxième division Nationale, mais son parcours cette saison a été décevant, une seule victoire et descente en R 1, comment peux-tu l’expliquer ?
Les raisons de notre descente sont multiples et à commencer par le timing de notre intégration dans ce championnat de D2. Sur le plan sportif il faut d’abord mettre en avant le travail fourni par Emma Davezac depuis cinq ans qui nous a amené à obtenir cette montée sur tapis vert après avoir fait un superbe parcours lors de la saison 2017/2018, maintenant j’ai aussi vu nos limites par rapport aux exigences et codes demandés par un tel niveau. Bien entendu notre club n’était pas non plus organisé sur le plan logistique et commercial pour accompagner le sportif à évoluer. Cela reste une magnifique expérience. L’organisation de la section va donc évoluer avec une responsable du développement au niveau des 10-15 ans et un responsable U18-seniors afin de partager les responsabilités ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent.

Au niveau de l’encadrement et de ses effectifs, quelles sont les difficultés que peut rencontrer un club comme Portet (pour attirer de bons éducateurs et de bons joueurs), c’est le niveau de ses équipes actuellement ou le manque de moyens financiers qui sont le plus handicapants ?
Le niveau est attrayant que ce soit chez les garçons et chez les filles, je pense que c’est un problème de mentalité et de la politique économique dans notre football local et régional qui se trompe de priorité en rémunérant ou défrayant en priorité des joueurs et coachs qui s’entraînent deux fois par semaines et qui jouent tous les quinze jours… La faute aux dirigeants qui alimentent ce système aux détriments de l’encadrement des équipes de jeunes qui pour moi devrait être la priorité. Bien entendu le financier représente le nerf de la guerre pour permettre au club de se développer avec la montée en compétence de l’encadrement et des forces vives au sein du club.

Suite de l'interview, demain dimanche 14 juillet 2019
Le Président veut rester proche de ses équipes (crédits : MK)
Le Président veut rester proche de ses équipes (crédits : MK)

JPB (jpb@footpy.fr)

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