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L’ITW du président – Serge CADIÈRGUES (Élan Marivalois) : « Fiers de nos résultats »

Vendredi 5 Juin 2020

S'il existait un livre officiel des records dans le milieu du football amateur l'Élan Marivalois viendrait d'y entrer en force. Les records sont faits pour être battus mais certains mettront longtemps à l'être. Réussir la performance de faire grimper d'un échelon toutes les équipes seniors n'est déjà pas banal, mais quand elles sont au nombre de quatre cela tient du prodige, de l'inimaginable. C'est ce que vient de réaliser Lacapelle Marival dans le Lot. Nous vous l'avions annoncé dans une brève et il m'est apparu intéressant d'essayer d'en savoir plus sur ce club dont le président n'est autre que Serge Cadiergues. Celui-ci a accepté de répondre à l'interview des présidents. Je vous livre ses réponses (par J.-J. E.).


Pouvez-vous vous présenter ?
Serge Cadiergues, 63 ans, marié, père et grand-père, une famille très impliquée qui a toujours vécu au rythme du foot, Retraité depuis peu.

Quand et comment êtes-vous arrivé à ce poste, et quel est votre parcours dans le monde du football ?  
Il y a cinq ans un groupe de joueurs présentait, par la voix de Julien Landry un projet permettant de structurer et développer le club. Séduit par cette proposition, j'étais propulsé aux responsabilités que j'assume depuis. Comme la majorité des dirigeants j'ai été joueur puis responsable d'équipes et maintenant un des présidents. Bien que je sois le président officiel, je partage les tâches avec deux co-présidents :  Yves Louargant et Landry Julien. C'est un travail d’équipe d'égal à égal avec une grosse volonté de progrès qui nous unie.
 
Pouvez-vous nous présenter le club que vous présidez ?  
Notre club est l'émanation de la fusion de différents clubs de villages pour représenter aujourd'hui le territoire d'un canton. Nous avons à ce jour avec l'école de foot un peu plus de 300 licenciés. Nous sommes attachés à cette image de club rural ou la convivialité, le savoir vivre et les valeurs morales sont toujours mis en avant. l y a trois ans nous avons décidé de créer un emploi mutualisé pour nous aider à accomplir des actions  de développement et  des tâches administratives que nos bénévoles avaient du mal  à mener à bien. L'école de foot avec la labellisation de celle-ci et le développement du football féminin justifie pleinement notre choix.

Serge Cadièrgues (à droite) prône une gestion rigoureuse (crédits : EM)
Serge Cadièrgues (à droite) prône une gestion rigoureuse (crédits : EM)

« Tout de même frustrés »

Fait exceptionnel vous êtes un des rares clubs à engager dans divers championnats quatre équipes seniors. Comment arrivez-vous à gérer les problèmes logistiques qui en résultent ?
Sur le plan logistique nous n'avons pas la chance d'avoir un complexe sportif, nous avons à notre disposition six terrains sur six communes différentes ce qui entraîne des problèmes de distances et de gestion (traçage, entrainement, matchs…). Nous avons fait le choix d'avoir quatre équipes pour différentes raisons, bien sûr nous avions l’effectif, mais surtout nous pensons que tout joueur, quel que soit le niveau footballistique, peut apporter  quelque chose au club.
 
Je suppose que le club n'a pas de gros moyens financiers pourtant vous réussissez à maintenir un niveau plus qu'acceptable. Quelles sont vos recettes si vous acceptez de les révéler sans livrer les méthodes aux autres ? Quelles sont les actions que vous renouvelez chaque saison pour récolter des fonds qui permettent au club de vivre ?
Sur le plan financier, c'est d'abord une gestion rigoureuse basée  sur le bénévolat. Nous n'avons pas de mécène, ce sont les lotos, concours de belote, tournois, calendriers, vide grenier et surtout un grand nombre de partenaires (artisans, commerçants…) mais aussi les différentes collectivités territoriales qui contribuent à l'équilibre de notre budget.
 
La saison qui vient de s'achever restera dans les annales du club (et même certainement en France) puisque suite à l'accession d'une deuxième équipe votre formation fanion classée deuxième de D1 du Lot monte en R3 enchaînant une cascade dans la spirale suivante ce qui permet à vos trois autres formations de grimper d'un échelon. Comment le club l'a-t-il vécu ?
Nous sommes très fiers de nos résultats, c'est la récompense d'un travail important d'une part,  de notre école de foot qui a su former l'essentiel  de notre effectif et aussi  de notre encadrement sportif qui sait mobiliser l'ensemble des joueurs. Nous sommes tout de même frustrés, du fait de la période difficile que nous vivons, de ne pouvoir fêter comme il se doit cet événement rare sachant que l'esprit convivial fait partie de l'ADN du club.
 
Vous êtes une petite commune. Où trouvez-vous tous ces joueurs qui évoluent chez vous ? Avez-vous une recette secrète ? Faites-vous partie de ces clubs conviviaux qui sont une source de motivation ? 
Je pense que l'attractivité de notre club est le fait de pouvoir allier niveau sportif et ambiance. Il ne faut surtout pas oublier que nous avons une amicale des joueurs très active, toujours prête à organiser des  soirées et des après matchs. C'est une très bonne école pour la formation de futurs responsables.
 
Qu'avez-vous envie de nous faire partager au sujet de votre club ? 
On constate qu'avec une gestion rigoureuse et une volonté sans faille des bénévoles, on arrive à concilier ambiance et résultats que sûrement de nombreux clubs nous envient.

Par J.-J. E.

Pas de jaloux, tout le monde monte (crédits : EM)
Pas de jaloux, tout le monde monte (crédits : EM)

J.-J. E.

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