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Ligue - Encore des ZONES de turbulences pour les COMPÉTITIONS et les FINANCES

Mercredi 29 Avril 2020

La Ligue de Football d'Occitanie vient de mettre en ligne le procès-verbal de la dernière réunion du bureau de son Comité de Direction. Deux jours après le communiqué de la FFF, annonçant notamment la fin de saison pour les championnats régionaux, les membres du bureau ont échangé par conférence téléphonique. C'était le 18 avril. Et on voit que beaucoup de points sont encore très flous concernant des sujets majeurs, comme les compétitions ou le fonds de solidarité pour les clubs. Voici les principaux sujets abordés.


Concernant les compétitions, on a une confirmation. La FFF et ses Ligues étaient d'accord sur la plupart des points (arrêt des classements au 13 mars, quotient pour le calcul des classements, montées réglementaires...), avec un seul sujet de discorde concernant les descentes : certains présidents de Ligue penchaient pour qu’il n’y ait aucune descente, d’autres pour une ou plusieurs (sans précision sur le nombre de présidents de Ligue en faveur de l'une ou l'autre des hypothèses). Et dans la mesure où le Président de la FFF ne souhaitait pas de saison blanche, il a été décidé qu’il y aurait à minima une descente obligatoire. On apprend aussi que plusieurs clubs ont réagi par écrit avant ou après ces annonces pour réclamer notamment "la mise en place d’une année blanche, la révision du mode de calcul et du quotient", d'autres ont fait part d'interrogations sur "les compétitions jeunes, la couverture des arbitres, l'aspect financier, le football féminin, le futsal ou bien les barrages pour l’accession en compétitions nationales chez les jeunes". Le procès-verbal précise : "Plusieurs contestations ont déjà fait l’objet de réponse par le Président de la LFO (Jean-Claude Couailles), et d’autres réponses suivront une fois qu’elles auront été traitées juridiquement". Et d'ajouter : "Il reste en suspens actuellement plusieurs décisions sur les compétitions, décisions qui devront être validées par le prochain comité directeur (NDLR : le 9 mai) et qui pourraient permettre de répondre positivement à plusieurs des contestations et autres réclamations formulées par les clubs (notamment sur la composition des poules)".

Noël Le Graët et son Comité exécutif n'ont pas été tout à fait clairs concernant certaines pratiques de football, la LFO est dans l'attente des textes juridiques de la FFF (crédit : archives Footpy)
Noël Le Graët et son Comité exécutif n'ont pas été tout à fait clairs concernant certaines pratiques de football, la LFO est dans l'attente des textes juridiques de la FFF (crédit : archives Footpy)

Pas d'assemblée générale pour faire valider les textes réglementaires modifiés

La Ligue reste en attente des textes juridiques que la FFF doit lui transmettre pour apporter des solutions à toutes ces interrogations sur les compétitions. Si les clubs veulent contester les classements qui seront validés par le Comité Directeur de la LFO le 9 mai, la marche à suivre et les procédures à mettre en place seront dictées par ces fameux textes juridiques qui seront transmis aux centres de gestion. Il en sera de même pour la validation des textes réglementaires modifiés, "étant donné qu’il n’y aura pas d’assemblée générale pour les faire adopter par les clubs". On sait que plusieurs zones d'ombres subsistent, principalement pour les championnats en plusieurs phases (brassage), pour lesquels les instances fédérales s'étaient officiellement prononcées pour une saison blanche sans en mesurer toutes les conséquences, notamment sur les compétitions de jeunes. Depuis, la situation a évolué et des solutions ont été proposées par les présidents de Ligue et il revient maintenant aux instances fédérales de les valider, peut-être dans les prochaines heures avec plusieurs réunions téléphoniques au programme de ce mercredi. On peut imaginer, par exemple, une augmentation du nombre des montées pour satisfaire plus de clubs, puisque la FFF a fait une ouverture en permettant de porter le nombre d'équipes par poule à quatorze. Au détour du procès-verbal, on apprend enfin que la réflexion sur le maintien ou non de la catégorie U20 en 2020/2021 se poursuit.

Peu de visibilité sur le fonds exceptionnel de solidarité...

Autre sujet important : les finances. On annonce depuis plusieurs semaines la mise en place d'un fonds exceptionnel de solidarité à destination des clubs amateurs, une décision qui était très attendue. Mais toujours rien de concret à se mettre sous la dent et le procès-verbal annonce la couleur : "Le Président (de la LFO) informe les membres du bureau qu’à l’heure actuelle, il y a très peu de visibilité sur le fonctionnement du fonds de solidarité que la FFF souhaite mettre en place, celle-ci étant en attente des propositions des groupes de travail sur le sujet. Le Président de la FFF a demandé de connaitre la position de l’UEFA, le 23 avril 2020, avant qu’il communique le montant d’aide versé par la FFF". On apprend juste que plusieurs Présidents de Ligue ont émis le souhait de gérer eux-mêmes ce fonds selon des critères mis en place par la FFF, critères pour l'instant inconnus. Ce fonds pourrait aller "vers les clubs et notamment ceux qui vont subir des pertes financières suite à l’annulation d’actions ou événements de fin de saison (tournois entre autres), étant entendu qu’il ne sera pas question de faire un chèque en blanc aux clubs". Plusieurs membres du bureau s'accordent pour dire que dans l’idéal, il serait intéressant de permettre aux clubs à travers ce fonds de faire une économie sur des dépenses en lien avec les centres de gestion (engagements, frais de gestion, etc). Si les contours de ce fonds restent encore flous, avec un montant qui risque en plus d'être décevant, espérons au moins que les clubs pourront être aidés rapidement. Car ils vont devoir s'acquitter d'ici juin de leurs dettes envers la Ligue, qui doit impérativement équilibrer son budget voté pour la saison 2019/2020.

Dès le 16 avril, Jean-Claude Couailles a prévenu les clubs de Ligue que la suspension des prélèvements ne serait que temporaire (crédit : archives Footpy)
Dès le 16 avril, Jean-Claude Couailles a prévenu les clubs de Ligue que la suspension des prélèvements ne serait que temporaire (crédit : archives Footpy)

... et la nécessité pour les clubs d'être à jour de leurs prélèvements au 30 juin

Et oui, le président de la LFO avait été clair dans son communiqué du 16 avril : "Les prélèvements ont été suspendus à partir du moment où la Ligue a été fermée. Cette décision à effet "thérapeutique" n’exonère pas les clubs (de Ligue) des sommes dues sur la saison et qui restent exigibles au 30 juin. Beaucoup d’entre vous ont continué à honorer leur dette et je les en remercie. Bien entendu les montants sur les péréquations, tant sur l’arbitrage que sur les déplacements, ont été recalculés et dans les prochains jours, le nouvel état vous sera adressé. Il ne vous échappera pas que l’arrêt des championnats va vous permettre de faire des économies conséquentes sur les charges d’habitude incompressibles (arbitrage, cartons, déplacements)". La règle est donc simple et elle s'applique à tous les clubs de Ligue : en cas de non-paiement des sommes, licences bloquées pour les clubs n’étant pas à jour financièrement auprès de la Ligue au 30 juin. Une actualisation des sommes dues par les clubs est en cours et une fiche récapitulative leur sera envoyée prochainement pour régulariser leur situation. Ils auront alors quasiment deux mois pour régler le solde de leur compte arrêté au 31 mars. Pour démarrer la saison suivante, point positif : le règlement des licences sera mensualisé. La règle des 60% avant le 10 juillet est supprimée. Une mesure qui avait été décidée avant la pandémie et qui évitera d'aggraver encore un peu plus la situation financière de certains clubs.

Une reprise de l'activité des salariés de la LFO qui sera progressive

A la lecture de ce procès-verbal, on apprend que plusieurs salariés administratifs sont actuellement sur un schéma chômage partiel et télétravail (80%/20%). Concernant le Centre Régional de Football, l’ensemble des salariés sont en chômage partiel (cuisiniers, administratif). Le responsable des espaces verts est présent la moitié du temps afin d’assurer le maintien des terrains de football. Au moment de cette réunion du bureau, il n'était pas encore possible de se prononcer sur la reprise de l'activité des salariés, d'autant que des règles sanitaires strictes devront être établies pour garantir la sécurité de tous, avec une reprise progressive notamment en ce qui concerne l’ouverture de la Ligue aux clubs et aux bénévoles.

Pour prendre connaissance du procès-verbal intégral de la réunion du 18 avril : cliquez ici.
 

Lorsque les sites de Montpellier et Castelmaurou vont pouvoir ouvrir à nouveau, le maintien du chômage partiel pourrait être envisagé pour certains salariés (crédit : archives Footpy)
Lorsque les sites de Montpellier et Castelmaurou vont pouvoir ouvrir à nouveau, le maintien du chômage partiel pourrait être envisagé pour certains salariés (crédit : archives Footpy)

G.G.

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