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R1 - Grég SORROCHE (L'Union Saint-Jean) : "L’objectif collectif est de faire mieux demain, ce que nous proposions hier."

Samedi 13 Avril 2019

FOOTPY a décidé de mettre en lumière le club de l’Union-Saint-Jean, un des plus gros clubs de la région en nombre de licencié depuis sa fusion la saison dernière entre les deux entités qui étaient les clubs de l’Union et de Saint-Jean, à travers deux illustres du nouveau club qui représente aujourd’hui ce nouveau mammouth régional, à savoir : David Sudriez (coordonnateur senior) et Grégory Sorroche (entraîneur équipe 1 en R1).


Le leader technique de l’Union-Saint-Jean nouveau mammouth régional après la fusion des deux entités qu’étaient L’union et  Saint-Jean (environ huit cents licenciés). Grégory a commencé le football en club en 1988 à l’âge de huit ans à Escalquens jusqu’à dix-sept ans, les deux dernières saisons en senior avec Pierre Dorsini comme entraîneur. De 1997 à 2000 (fusion Labège-Escalquens) en PL puis DH avec Jean-Luc Sassus et parallèlement il débute sa carrière d’éducateur en catégorie débutant, puis section féminine et en U15 avec son frère Jérémy comme joueur. De 2000 à 2005 il rejoint Toulouse Fontaines en DH, puis PL après deux opérations du genou et de nouveau en DH avec un passage furtif en CF2. En 2005-2006 il refait un détour par Labège-Escalquens en DH. À noter qu’entre 2003 et 2006 il est également éducateur des benjamins puis des U13 à Labège-Escalquens. Puis retour à nouveau au Toulouse Fontaines de 2006 à 2011.

Place à l'épopée L'Union

En 2011 Grégory débarque enfin à L’union en tant qu’entraîneur adjoint et joueur avec David Panis de la PL ce qui sera sa véritable dernière saison de joueur. En 2012 jusqu’en 2014 il devient entraîneur de l’équipe 1 de l’Union. Une année sabbatique pour mutation professionnelle. Ensuite retour à l’Union en tant que co-entraîneur avec David Panis (moins de réussite que la première tentative mais une expérience toujours enrichissante). 2016-2017 entraîneur-adjoint de Ludovic Gregori de la R2, puis entraîneur des seniors 2 en excellence après le départ de leur entraîneur mi-novembre. 2017-2018 entraîneur R2 de L’union et actuellement entraîneur de la R1 de l’Union-Saint-Jean (club né de la fusion entre les deux communes). Comme on peut le constater Grégory est resté fidèle à certains clubs qui lui sont chers (Escalquens, Labège, Toulouse Fontaines et enfin l’Union devenu aujourd’hui avec la fusion un des plus gros club de la région en nombre de licenciés. A travers Grégory nous allons mieux découvrir ce géant en plein essor.

Le groupe fanion est la vitrine du club mais attention beaucoup de personnes oeuvrent au sein de cette grande entité pour lui faire prendre son envol comme l'explique passionnément Greg
Le groupe fanion est la vitrine du club mais attention beaucoup de personnes oeuvrent au sein de cette grande entité pour lui faire prendre son envol comme l'explique passionnément Greg

"Demander à un joueur d’être assidu, ponctuel, de prévenir quand il est absent ou tout simplement de se changer et se doucher avec le groupe c’est être exigeant… Non ce sont des règles de vie pour créer une cohésion de groupe..."

Grégory tu te retrouves sur le plan technique à la tête d’un des plus gros clubs en nombre de licenciés, cela représente quoi à tes yeux au niveau de ta responsabilité, et quelles sont tes ambitions et objectifs pour cette fin de saison ?
Honnêtement, le fait que l’on soit un des plus gros clubs de la région en nombre de licenciés n’a pas d’incidence sur ma responsabilité. Celle-ci est importante pour différentes raisons. J’ai en charge l’équipe fanion. Je travaille au sein de ce club depuis sept ans et je suis une des trois personnes ayant un BEF au sein du club. Avec l’âge et l’expérience, j’ai acquis peut-être une certaine légitimité mais ma responsabilité serait la même si le club comptait moins de licenciés. Néanmoins cette responsabilité est partagée et toute aussi importante que les autres personnes œuvrant sur le plan technique au sein du club. Lors de la fusion, le bureau a décidé de déléguer cette responsabilité à plusieurs responsables de pôle (Laurent Manach pour le football à 5, Benjamin Feuillat pour le football à 8, Laurent Cuesta pour le football à 11 des U15 aux U19, David Sudriez pour le pôle sénior).Il faut rajouter à ces différents responsables Didier Magre (football féminin) et Florent Gueda (futsal). Ma responsabilité a consisté à établir un projet de jeu pour le football à 11. J’y ai ajouté un projet de vie ou humain au sein du club ainsi que des liens à réaliser avec le football à 8 et à 5. Les éducateurs sont censés se référer à ce projet Club sans pour autant avoir la prétention de réinventer le football ou d’apprendre quelque chose à quelqu’un. Il s’articule autour d’une sensibilité axée sur le JEU et des valeurs humaines qui me paraissent importantes dans le sport. Mon ambition au travers de ce projet est d’essayer de faire progresser au mieux les différents groupes de joueurs dont nous avons la responsabilité tout en développant une identité pour ce nouveau club afin de montrer une belle image sur et en dehors du terrain tant pour les joueurs, les parents, les dirigeants que les éducateurs. Par conséquent, l’objectif collectif est de faire mieux demain, ce que nous proposions hier. Il est uniquement centré sur une progression individuelle et collective au sein du club dans nos différents pôles. Mon objectif à titre personnel est d’arriver à maintenir l’équipe en R1 et que les joueurs faisant partie de mon groupe aident l’équipe 2 à se maintenir en R2.

En dehors de ton rôle d’entraîneur de l’équipe 1 senior, quelle est ton implication dans le club au niveau de l’ensemble des équipes seniors et au niveau des jeunes en général ?
J’ai envie de dire qu’avec l’âge, mon implication est de plus en plus importante. J’ai toujours eu conscience que l’image véhiculée par l’entraîneur de l’équipe fanion était importante car elle reste la vitrine du club quels que soient les niveaux. Quand je suis arrivé au club il y’a huit ans, d’autres personnes comme David Panis avait cette implication importante. Je n’avais pas encore une vision globale de ce que demande la responsabilité technique d’un club. Aujourd’hui de par mon diplôme et mon statut, je suis le référent technique, j’essaie donc de plus en plus d’aller voir des entraînements ou des matchs dès que mes disponibilités me le permettent sur les autres catégories afin de voir si cela correspond au projet Club qu’on m’a demandé. Après il faut être franc, je n’ai pas vu tout le monde, je ne verrai pas tout le monde et je ne peux pas voir toutes les équipes ou éducateurs à l’œuvre. Dès que j’en ai l’occasion, j’échange avec eux ou avec les responsables de pôle qui sont les garants de la réalisation de notre projet Club au sein des différentes catégories. Les séances de l’équipe 1 sont aussi ouvertes aux éducateurs du club. Certains sont venus les voir. En fonction de ce qu’ils voient ou ressentent, nous échangeons ensuite sur le contenu. C’est un moyen aussi pour moi de me dire parfois que j’aurais pu modifier telle ou telle chose avec du recul.  Je m’occupe aussi avec Benjamin Feuillat (il a écrit le projet du foot à 8) des stages du club. Certains joueurs seniors et certains éducateurs interviennent auprès des enfants. Cela me permet d’apprendre à mieux connaître les enfants que je n’ai peut-être pas vus et de voir les éducateurs dans un contexte différent. Pour les seniors, compte tenu que nous nous entraînons et jouons au même moment, mon implication est différente et limitée. Elle est centrée essentiellement sur le fait que je gère un groupe de joueurs qui peuvent être amenés à jouer dans trois équipes différentes. David Sudriez a une grande importance dans la gestion de ce pôle. C’est lui qui vérifie si le contenu et les éducateurs répondent aux attentes du projet.

En fin de saison dernière les clubs de l’Union et de Saint-Jean ont fusionné, ce rapprochement a amené quoi sur l’ensemble du nouveau club, avantages et inconvénients ?
L’avantage principal de cette fusion a été d’anticiper et de répondre au mieux aux exigences attendues par la Ligue et le District au niveau des catégories de jeunes pour cette saison et les prochaines. Elle a rendu nos équipes de jeunes plus homogènes qualitativement sur certaines catégories sans pour autant faire de l’élitisme. Nous ne voulons pas oublier d’où nous venons c’est pour cela que nous favorisons la pratique pour tous en restant en adéquation avec ce que notre nombre d’éducateurs nous permet. De nouvelles personnes avec des idées nouvelles ont aussi intégré le club et pour ceux déjà en place cela a permis de confronter leurs idées afin de les bonifier dans l’optique de rendre le club plus attractif et plus cohérent. Nous avons doublé nos installations (il doit y avoir deux kilomètres à vol d’oiseau entre chaque installation sur les deux communes) ainsi que nos manifestations sportives et extra sportives. La cellule sponsoring s’est aussi considérablement développée. Sur le fonctionnement et la qualité de nos équipes de jeunes, la fusion est globalement pour le moment une réussite malgré certaines réticences naturelles au début. Les inconvénients de cette fusion ont été, dans un premier de temps, de faire comprendre à certaines personnes que nous faisions qu’un seul et même club. Ensuite, les autres inconvénients ont touché essentiellement le pôle senior. Nous avons pris la décision en mai, en seniors comme dans les autres catégories de donner la priorité aux joueurs présents dans les deux clubs. Avec du recul, cette décision sur le plan technique ne m’a clairement rien apporté notamment par rapport au groupe R1. Nous n’avions clairement pas la même façon de fonctionner et de travailler sur ce pôle-là. On m’a reproché mon exigence. Demander à un joueur d’être assidu, ponctuel, de prévenir quand il est absent ou tout simplement de se changer et se doucher avec le groupe c’est être exigeant… Non ce sont des règles de vie pour créer une cohésion de groupe et c’est surtout être respectueux du niveau auquel ces joueurs prétendent vouloir jouer et être en capacité de jouer. Des joueurs qui font partie de leur groupe respectant ces règles là et des éducateurs qui préparent et mettent en place des séances pour avoir des joueurs compétitifs. Clairement, depuis août sur ce pôle-là c’est très éprouvant. L’implication n’est clairement pas la même pour tout le monde. Par conséquent, nous avons perdu du temps pour bâtir des groupes compétitifs et se rapprochant des valeurs recherchées par le nouveau club. Je pars du principe qu’avant d’être exigeant avec les autres, il faut être exigeant avec soi-même par conséquent, je ne peux pas dire que la fusion sur l’aspect technique a eu un quelconque avantage sur ce pôle senior si ce n’est le fait qu’on apprend toujours plus de ses erreurs ou de ses échecs.

Ce dernier est à fond dans le projet mais n'oublie pas la famille et les amis. Ici avec son frère lui aussi ancien footballeur régional
Ce dernier est à fond dans le projet mais n'oublie pas la famille et les amis. Ici avec son frère lui aussi ancien footballeur régional

"Je rigole aussi, intérieurement quand j’en vois certains vanter leurs méthodes, leurs résultats au détriment des autres clubs surement pour alimenter des ambitions personnelles."

Pour en avoir discuté avec certains de tes dirigeants, ceux-ci m’ont paru sages et patients mais très motivés sur l’évolution du club et de ses ambitions (organigramme très structuré à mes yeux), qu’en penses-tu ?                                                                               
Ils ont raison d’être patients. Même si l’organigramme est mieux structuré il a encore des failles. La motivation des dirigeants vient surtout du fait qu’avec cette fusion, le club a un potentiel très important qui n’est pas encore totalement développé et exploité. Ils ont la volonté de l’optimiser sans pour autant brûler les étapes. Ils veulent l’améliorer de manière globale et non uniquement l’équipe fanion.

La politique du club paraît plus axée sur la qualité de l’encadrement (c’est tout à fait louable) que sur le recrutement proprement dit de joueurs, quel est ton sentiment ?   
Mon sentiment est que l’un comme l’autre sont dépendants de deux critères majeurs : l’aspect financier et la mentalité recherchée. Notre politique est d’amener un maximum de joueurs issus du club à jouer dans nos équipes séniors dans le futur. Cela passe par l’acquisition des qualités nécessaires pour évoluer à ces niveaux. C’est toujours plus facile quand les apprentissages sont transmis par des éducateurs compétents. Après il faut être réaliste, ce n’est pas facile de trouver des éducateurs pour certaines catégories car les clubs sont confrontés à un cercle vicieux. La fédération demande d’avoir un maximum d’éducateurs diplômés par rapport aux différents labels mais une fois diplômés, beaucoup d’éducateurs veulent se diriger vers du football à 11 pour mettre à profit financièrement leur BMF ou BEF. Il est difficile pour une majorité de clubs d’avoir des éducateurs hautement qualifiés sur le foot à 5 ou à 8 car cela a un coût. Il y a aussi les mentalités. Je rigole quand certains disent qu’ils peuvent entraîner du foot à 8 plutôt que du foot à 5, du niveau Ligue plutôt que du District ou des équipes 1 plutôt que des équipes réserves. Mon sentiment est qu’un éducateur compétent doit être confronté à ces différents critères au cours de son cursus de formation pour ensuite déterminer ce pour quoi il est vraiment compétent. Certains éducateurs sont fantastiques pour transmettre des messages à des enfants mais en difficulté devant des adultes. D’autres sont plus à l’aise pour gérer des catégories difficiles mais cela tu ne t’en rends compte qu’avec l’expérience. Concernant la notion de recrutement ce sont les sites régionaux qui ont fait prendre une valeur importante à ce terme dans le monde amateur. Chez les jeunes il y a les portes ouvertes, les détections qui commencent de plus en plus tôt sur les sites et là c’est de la surenchère entre clubs même s’il ne faut pas se mentir le recrutement chez les jeunes est essentiellement lié au niveau recherché par l’enfant et auquel très souvent les parents souhaitent voir évoluer leurs enfants. Bientôt, on n’aura pas encore commencé la saison qu’on commencera déjà à recruter pour la saison suivante. Là aussi, c’est une question de mentalité. Certains appellent très tôt les parents dans la saison ou n’hésitent pas à parler avec des enfants sur des plateaux ou tournois. J’ai plutôt du mal avec ça même si je peux comprendre que pour les parents c’est gratifiant d’avoir son enfant sollicité. Après en seniors, c’est différent. Il y a l’aspect financier qui s’y ajoute. Quand tu ne proposes ni fixe, ni prime individuelle tu n’as pas ce souci de recrutement…lol donc tu te débrouilles différemment pour faire évoluer ton groupe d’une saison à l’autre ou alors tu proposes d’autres avantages. Au club en R1, nous fonctionnons à la prime collective qui va dans un pot commun avec lequel les joueurs se font un week-end en fin d’année par conséquent le recrutement est épuré dès le départ. Au regard des moyens financiers qu’ont d’autres équipes de notre poule cette année, nous avons surement atteint notre limite de fonctionnement pour espérer mieux qu’un maintien. Mais si nous nous maintenons on aura fait pas mal d’économie par rapport à d’autres… (rire). C’est aussi une question d’état d’esprit. Certains joueurs préfèrent descendre de niveau pour avoir plus, d’autres changent de club tous les ans en allant chez le plus offrant. J’ai l’impression que cela ne choque personne car ces joueurs-là trouvent toujours preneurs mais te font-ils réellement gagner ou monter ? Je n’ai pas l’impression… Puis il y a l’influence des médias entre les historiques, les seigneurs, les dieux, les apollons etc qui pour certains leurs permettent de se fabriquer des carrières de joueurs ou d’entraîneurs… Certains font leur carrière amateur grâce à cela tant mieux pour eux mais pour beaucoup j’ai l’impression qu’on a tendance à vendre un produit surcoté. Par conséquent, mon avis est qu’aujourd’hui, nous pouvons parler autant de politique de recrutement d’éducateurs que de joueurs. Néanmoins, j’en suis arrivé à un stade où lorsque je dois choisir un joueur ou un éducateur je préfère privilégier le choix de l’homme avant celui de joueurs ou d’éducateurs car le besoin de reconnaissance de beaucoup a un impact négatif sur leur performance.                                                                                                           
Aujourd’hui le club possède trois équipes seniors dont deux en ligue (R1 et R2 difficile à gérer, peu d’écart) quel est l’objectif à court terme puis à long terme ?                                   
À court terme, les objectifs visés sont le maintien pour l’ensemble de nos équipes seniors. Notre équipe 3 n’a pas été loin d’accrocher le bon wagon pour la montée dès cette année. À moyen terme, l’objectif serait de faire monter l’équipe 3 en D1 et de stabiliser nos équipes seniors au niveau où elles sont. À long terme, l’idéal serait d’avoir un niveau d’écart entre la R1 et la R2 sans que ça soit la R2 qui descende…

Greg et sa petite famille qui le soutient dans cette aventure
Greg et sa petite famille qui le soutient dans cette aventure

"Le problème de l’ambition c’est qu’elle a une incidence sur le comment."

On sent qu’il y a une motivation au niveau de la section féminine, quel est l’objectif et l’ambition du club pour cette section ?                                                                                     
Cette section féminine est le fruit du travail de Didier Magre et de ses éducateurs. C’est un pôle en pleine croissance. Nous avons de plus en plus de licenciées et d’éducateurs sur ce pôle (plusieurs parents qui les suivent se sont formés ou vont partir en formation).De plus, Didier fait vivre sa section au travers des réseaux sociaux. C’est une section qui vit et se porte bien. Néanmoins une des ambitions pour les prochaines saisons va être de se rapprocher progressivement du contenu proposé avec le pôle du foot à 8.Il n’y a pour le moment pas d’objectif de niveau concernant cette section établi par le club. Le développement et la progression des filles restent les principaux objectifs mais il y a une volonté de la faire évoluer notamment dans le cadre du label club.                                                                 

Aujourd’hui le club au niveau des jeunes se situe à un niveau très moyen (U19 D1, U17 D2, U15 D1 et D2), penses-tu qu’il est important d’atteindre rapidement un niveau ligue qui pourrait permettre de conserver les bons jeunes pour le devenir du club ?                 
Si nous voulons pouvoir faire jouer un certain nombre de joueurs en équipe fanion ou réserve à moyen terme, il est primordial de faire monter nos équipes de jeunes en ligue. Aujourd’hui que ce soit sur l’équipe 1 ou 2, il y a très peu de joueurs ayant fait leur formation sur l’Union ou Saint jean. Néanmoins, nos équipes de jeunes se comportent très bien pour le moment cette saison grâce à la fusion. Nos U14 sont certains d’évoluer en Ligue la saison prochaine en ayant atteint la phase quatre dans les huit premières équipes. Potentiellement, nous avons deux équipes (U15 et U19) qui sont encore en course pour y évoluer aussi la saison prochaine. Nous ferons le point dans deux mois. Après atteindre ce niveau et s’y maintenir sont deux choses différentes.

Le club dans son ensemble possède des infrastructures très intéressantes qui rendent jaloux certains clubs environnants notamment depuis le rapprochement de fin de saison dernière, c’est un atout important, peut-on encore l’améliorer ?                                     
On peut toujours s’améliorer… L’atout principal reste le fait d’avoir deux terrains synthétiques nous permettant de nous entraîner quand d’autres clubs malheureusement ne le peuvent pas ou doivent chercher d’autres solutions. Nous avons les deux terrains d’honneur qui peuvent être de qualité quand ils sont entretenus correctement. Sur l’Union, nous le partageons avec le rugby. À certains moments de la saison, le terrain en pâtit. Nous ne pouvons pas faire plus d’un match sur ce terrain par week-end ce qui empêche les levers de rideaux des équipes de jeunes avant l’équipe fanion. En plus, il y a la piste autour. J’ai demandé à la place une tribune de dix mille places mais la mairie tarde à me répondre… (rires). Les terrains d’entraînements sont globalement bons et très bien entretenus. Cela reste un atout important pour faire travailler nos jeunes et nos équipes séeiors notamment maintenant où ils sont confrontés de plus en plus à jouer sur les deux types de surface. Nous avons aussi un nouveau club house qui permet de donner plus de vie à notre club.

De l’extérieur ton club est présenté et montré comme un club assez familial manquant d’ambition, c’est un peu l’image que j’en avais, mais après avoir approché certains de tes dirigeants j’ai le sentiment que c’est en train de changer. Je me trompe ou c’est bien réel ?
Déjà ce n’est pas mon club mais le club de l’ensemble des personnes jouant ou œuvrant pour lui afin que les gens s’y sentent bien. Ensuite, la question me gêne car elle laisse sous-entendre qu’un club familial ne peut pas avoir d’ambition. Les personnes qui nous présentent ou montrent comme çà nous connaissent-elles vraiment pour nous juger de la sorte ? Après bien sûr cela dépend comment ces personnes-là définissent le mot ambition… L’ambition c’est quoi ? Crier que nous voulons monter, que nous voulons être les plus beaux, les plus forts, que nous faisons tout mieux que tout le monde ? Si c’est ça alors oui nous manquons d’ambition. Je pense que chaque personne qui pratique ou entraîne en football a l’ambition de gagner quand elle démarre une compétition ou un match. Le problème de l’ambition c’est qu’elle a une incidence sur le comment.  À l’Union Saint Jean, nous ne sommes pas prêts à tout pour gagner. Du moins j’aime à le croire et j’essaie surtout de véhiculer ça comme valeurs. Je lis certains de vos articles. Certains trichent depuis des années mais cela ne gêne personne. Des clubs emblématiques sont malheureusement en difficulté sportive et financière après avoir eu sûrement une ambition disproportionnée. Je rigole aussi, intérieurement quand j’en vois certains vanter leurs méthodes, leurs résultats au détriment des autres clubs surement pour alimenter des ambitions personnelles. Donc, oui nous sommes un club familial mais comme beaucoup d’autres. Nous avons toujours eu de l’ambition, nous n’en avons jamais manqué mais celle-ci est proportionnelle à ce que nos moyens humains ou financiers nous permettent tout en essayant de respecter une certaine éthique. Nous n’avons pas la prétention de faire la morale à qui que ce soit. Si nous nous trompons, notre ambition sera uniquement de nous améliorer afin de ne pas réitérer la même erreur. Après peut être que certains dirigeants se sont montrés plus expressifs sur l’ambition du club, néanmoins pour expérience je pense qu’il vaut mieux rester mesuré et humble face à cela.

Pour finir parles-moi des principaux dirigeants qui prennent une part active au fonctionnement du club, de leur politique qui paraît calculée et sage mais tournée vers une progression ambitieuse réelle tout en respectant certaines valeurs ?                           
Si j’ai accepté de répondre à votre questionnaire, c’est avant tout pour eux car ils méritent que la lumière soit sur eux et sur ce club pour lequel ils ont tant donné et pour lequel ils donnent tant aujourd’hui avec cette fusion. Sans eux, les personnes comme moi, nous n’existons pas. La fusion est l’œuvre de deux présidents passionnés aimant leur club et leur ville entourés d’amis bénévoles dévoués. 
- Côté l’Union, j’ai la chance de travailler depuis sept ans avec un noyau dur avec qui nous partageons les mêmes valeurs : Jérôme (président) qui m’a toujours permis de travailler dans des conditions optimales, David (son frère mais avec qui je ne partage pas la même coiffure hein , Jacquot (son père) ,Charles (secrétaire), Michel, Collins auxquels se sont greffées des personnes tout autant passionnés sur les dernières années comme Jean Paul, Jean Pierre, Laurent, David, Steph et bien d’autres encore.
- Côté Saint jean, je découvre une personne avec le cœur sur la main : Daniel (président) prêt à tout afin que les personnes du club se sentent bien. Il est entouré d’amis de longues dates que j’apprends à connaître aussi comme Jean Marc, Laurent, etc. Quand je vois les années galères qu’ont pu traverser ces deux clubs qui ne font qu’un aujourd’hui, je me dis que c’est grâce à ce genre de personnes que ces deux clubs sont encore debout. Ils ont travaillé deux ans avant d’officialiser cette fusion longuement réfléchie. Elle s’appuie sur une ambition mesurée faite d’humilité et de respect. Je vous remercie donc de mettre en avant le travail fait par ces personnes au sein de ce nouveau club comme d’autres bénévoles passionnés peuvent le faire dans notre Ligue. Je vous souhaite une bonne continuation, ainsi qu’une belle fin de saison aux amoureux de notre football régional et s’il-vous-plait n’employez plus les termes de « bourgeois repus » lorsque vous devez caractérisez mes joueurs de R1 car quand je vois l’énergie déployée par ces personnes au sein de notre club, je peux vous dire que ce n’est en aucun l’image que nous voulons véhiculer ou montrer quand nous entrons sur un terrain. 

Surtout Madame sur qui il sait qu'il a épaule pour s'appuyer pour se changer les idées.
Surtout Madame sur qui il sait qu'il a épaule pour s'appuyer pour se changer les idées.

JPB : "Pour te répondre sur ta dernière remarque, je dirais que parfois être excessif  permet de provoquer des réactions salutaires. Si celle-ci a participé à aller chercher les quelques points supplémentaires qui te permettent de te maintenir ce que je souhaite ardemment et bien tant mieux, j’en suis ravi pour le club dans lequel tu œuvres et qui me parait tout à fait digne et pour lequel j’ai un profond respect."

JPB

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