Connectez-vous S'inscrire

R1 - Penalty, expulsion, terrain cabossé, le GIROU tire son épingle d'un match mouvementé face à LUZENAC.

Lundi 25 Février 2019

Luzenac grince des dents mais cela n'y changera rien, la victoire est pour un Girou réduit à dix pendant cinquante minutes. Comme le ballon sur la pelouse folklorique de Pechbonnieu, le match a connu des tonnes de rebondissements pour la plupart inattendus et ce sont les partenaires de Romain Goreau qui s'en sont sortis. On vous explique comment (par Bob Marley).


Même si je sais que je me répète systématiquement chaque fois que je vais à Pechbonnieu il me semble important de le dire, de le redire, de le marteler, vouloir jouer au football (ou au rugby idem, d'ailleurs quoi qu'en pensent ceux qui ne voit que des rouleaux compresseurs qui plaquent quel que soit la surface foulée...) au stade Édouard Labbé relève de l'utopie, de la science fiction.... Ce n'est pas une pelouse, ni même un champ de patates, c'est une succession de trous, de plaques éparses d'herbe, un no man's land, un terrain lunaire. Les formations joueuse n'y trouvent et n'y prennent aucun plaisir y compris les locaux qui ne s’accommodent pas à un tel salmigondis hiératique ! Je sais que ces propos ne font pas plaisir au(x) responsable(s) de l'entretien du complexe mais même si toutes les vérités ne sont pas forcément à énoncer je ne passe pas pour manier la langue de bois quelles qu'en soient les conséquences. Vous verrez que plus bas je ne mâche pas mes mots sur la prestation ariégeoise. Seuls les personnes lucides accepteront mes remarques. Nous étions donc à Pechbonieu pour assister à une rencontre reportée récemment. Entre le Girou qui dans la continuité de la saison dernière est positionné en queue de classement  et Luzenac qui prend goût aux premiers rôles il pouvait ne pas y avoir photo. Et pourtant... Une tête juste non cadrée de Chinchilla donne le ton d'une entame satisfaisante des Ariégeois. Quelques minutes un peu timides des locaux avant que Ngoumou du gauche n'enlève trop une frappe. Deux ou trois corners luzenaçois concrétisent une légère domination. Puis le Girou s'y met enfin, et, euh comment écrire ? Un coup de vent puissant très localisé, voire même seulement localisé sur Diarra qui s'écroule dans la surface pour un penalty qualifié depuis la tribune de sévère (ce n'est pas l'expression entendue, cela ressemblait plus à imaginaire, mais vous savez comme les gens sont médisants !) signalé par l'arbitre dont chaque venue à Pechbonnieu soulève  l'indignation tant ses décisions paraissent contestables. J'ai entendu samedi soir qu'en fait il n'y peut pas grand chose parce qu'il est tout simplement mauvais. Je ne me permets pas de juger tant mon ignorance du football est connue, vous le savez tous. Je laisse donc l'entière responsabilité de ces propos à leurs auteurs (des entraîneurs) bien plus connaisseurs que moi. En évoquant l'arbitrage, samedi Karim Tourèche était présent dans la tribune. Reconnu unanimement comme un des meilleurs sifflets régionaux il est même surprenant de le voir quelquefois assistant à la touche en R1 plutôt que présent comme central même en N3 où il ne dépareillerait là, loin de là. Bon, penalty donc. Guillaume Ngoumou, frère de celui qui joue avec la réserve du TFC n'hésite pas à exécuter une magnifique Panenka osée mais si bien maîtrisée. Luzenac réplique par une tête de Chinchilla de peu à droite puis un tir juste trop enlevé au-dessus de la transversale de Bani après un corner. Bien qu'il soit très compliqué de faire plusieurs passes consécutives les Ariégeois vont réussir à égaliser à la suite d(une superbe action collective à plusieurs touches conclue par une belle tête de Check Traoré. Le LAP finit fort la première période, de plus en supériorité numérique. Patou Rasolofoarinivo averti dès la troisième minute en a pris un autre à la quarantième. Quand monsieur Dasque vient à Pechbonnieu il est extrêmement rare que Patou finisse la rencontre. 
 
Même à dix le Girou tient et se permet le luxe de l'emporter
 
À priori tout est facilité pour les Ariégeois qui avec une victoire revenaient provisoirement à hauteur de Béziers à la première place. Mais pour cela il faut en avoir envie et se donner les moyens. Une attitude symptomatique avec l'entrée en jeu de Lieu mais sorti peu après ! À la fin de la rencontre j'attendais de pouvoir interviewer Olivier Pédemas devant le vestiaire. Cette position permet d'être spectateur de certaines choses. Les éclats de voix de M. Pédemas étaient clairement audibles ainsi que les paroles prononcées. Par discrétion et "éthique professionnelle" pas plus cette fois que les précédentes je n'en dirais plus… Donc si j'écris que la LAP n'a pas, et ne digérera jamais la saloperie subie lors de l'accession sportive en D2 je ne mésestime pas la qualité des joueurs actuels qui n'ont que la mémoire du club, pas les inconvénients de l'époque puisqu'ils n'y étaient pas. Mais e groupe à la qualité inégale mais avec quand même pas mal d'excellents techniciens ressemble à une mosaïque qui manque de combattants, de gars avec qui on peut aller à la mine. Quand on sait que la défense commence devant et que tout le monde ne fait pas les efforts pour le prouver, le ressenti devient réalité. Si encore les visiteurs avaient remarqué comment les locaux se dépouillent pour le voisin et s'en inspiraient ! Bien sûr les Ariégeois plus nombreux ont la possession du ballon mais pour quel effet ? Peu, très peu d'actions qui font trembler, qui augurent de mieux. Une tentative de lob de Lasme omni-présent est captée aisément par Viste. Il y a de gros manques dans le dernier geste qui doit être décisif. Un coup franc décalé à gauche tiré par Ngoumou traverse tout le monde (pourtant il y en avait devant Taïder) pour finir au fond. L'affaire est entendue parce que les Ariégeois sont incapables de se mettre en position de claquer. Le Girou progresse à grands pas. En même temps la marge était énorme tant au début de saison le groupe paraissait lui aussi comme une constellation d'individualités sans âme collective. Ce n'est qu'un souvenir et les vertus quelque peu oubliées ou en suspens reviennent enfin permettant de croire à un avenir plus serein. À Luzenac nul doute qu'il y a un problème, peut-être même dans l'encadrement. Mais  il y tellement de bons éléments que le spectacle assez insignifiant proposé à Pechbonnieu ne reflète certainement pas la réalité si les hiatus observés sont vite réglés. Les clefs sont-elles dans les bonnes mains ? L'avenir le dira, ou pas... 

Belle opération du Girou face à un prétendant aux premières places (crédit photo BE)
Belle opération du Girou face à un prétendant aux premières places (crédit photo BE)

LES RÉACTIONS 
Sébastien FARRÉ  (co-entraîneur du Girou) :  "On progresse"
"Les dix premières minutes ont été un peu timides, je pense qu'on avait encore en mémoire le score du match aller, le nul de Métropole où en faisant un bon match on peut avoir des regrets, puis après on se met bien dans la rencontre, on arrive à mener puis on a eu un clairement un manque de maîtrise. C'est logique qu'ils égalisent. En seconde période tout au courage, dans les valeurs, dans l'agressivité, dans la détermination, la solidarité. Grande fierté de s=ce second acte où on est capable de gagner comme ça. Félicitations aux joueurs. on travaille vraiment dur, les joueurs ne lâchent rien et on progresse. La saison dernière déjà avait été difficile il fallait que l'on s'appuie sur cela. et on voit vraiment l'acheminement. Ça paie. Trois points importants que l'on va savourer ce soir mais dès demain on va basculer sur Argeles, et bosser après une victoire c'est bien."
 
Olivier PÉDEMAS (entraîneur de Luzenac) : "Ce n'est pas du football"
 "Oui les joueurs ont failli mais scandaleux, tout scandaleux ce soir, terrain scandaleux. Ce n'est pas un terrain de foot c'est un champ de patates, de saucisses, de rugby, ce que vous voulez. À partir de là on ne peut pas jouer au football. On le sait ! Après c'est un penalty imaginaire pour l'équipe adverse,ensuite un coup de pied arrêté, au Girou c'est comme ça. Et voilà nous avons perdu même contre dix, qu'est-ce que vous voulez que je dise ? Ce n'est pas du football, ce n'est rien !"


LA FEUILLE DE MATCH
Régional 1, poule A, match en retard
Samedi 23 février, dix-huit heures
Pechbonnieu, stade Édouard Labbé
GIROU / LUZENAC 2-1 (MT 1-1)
Arbitre : M Ludovic Dasque, assisté de MM Mathias Moulinier et Cyril Cabréra
Déléguée : Mme. Karine Chatain
Buts Ngoumou (25e,sp, 67e) pour le Girou - Traoré (38e) pour Luzenac
Avertissements : Rasolofoarinivo (3e) au Girou - Trillou (75e) à Luzenac
Expulsion : Rasolofoarinivo (40e, deuxième jaune) au Girou
 
GIROU  :  Viste - Latte, Prunet, Rasolofoarinivo, R. Goreau (cap.), G. Ngoumou, Claraco, S. Diarra, Fréchou, Drame, Ricard, Tho. Fernandez, F. Ralison 
Entraîneurs : Sébastien Farré, Benjamin Montespan, Sébastien Salles 
LUZENACA. Taider (cap.), S. Lopez, Trillou, Berete, Lasme, Cauderlier, Chinchilla, C. O. Traoré, Aouladchaïb, Bani, Rogeira, Bordin, Lieu, T. Rodrigues
Entraîneur : Olivier Pédemas.

Luzenac rate une belle occasion de se rapprocher de la tête (crédit photo Pamisire)
Luzenac rate une belle occasion de se rapprocher de la tête (crédit photo Pamisire)

Bob Marley

National/CFA/CFA2 | Ligue | Districts | Foot Entreprise | Jeunes | Futsal/Indoor | Féminines | Coupe de France


Dans la même rubrique :