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R1 - Sébastien SALLES, le fidèle chef d'orchestre du GIROU

Samedi 24 Novembre 2018

On ne présente plus Sébastien Salles... Le garçon avec ses comparses a bâti le Girou, saison après saison, montée après montée pour en faire aujourd'hui une valeur sûre de notre football régional. Où en est son club de coeur aujourd'hui et quelles sont encore ses possibilités par rapport au foot moderne et ses exigences ? Réponses....


A commencé sa carrière de joueur dès l’âge de cinq ans et jusqu’à vingt ans à l’U.S Colomiers où il a connu des années extraordinaires dans toutes les catégories de jeunes (Coupe de France poussin, champion ligue pupilles, montées en U15 Nationaux et U17 Nationaux pour finir champion en U 19 régional). A vingt ans il s’échappe une année à Cugnaux mais retourne bien vite dans son club d’origine l’année suivante pour finalement stopper sa carrière de joueur à vingt trois ans (pépins physiques, troisième rupture des ligaments croisés du genou).

Du district à la R1 !

Pour rester dans le football, sa passion, il a entraîné les jeunes toujours à Colomiers pendant quatre saisons. Il a tout naturellement à la suite de cette expérience, basculé au niveau senior où il a pris les destinées d’un nouveau club l’Olympique Girou F.C en 2000 (niveau district), en 2003 sous son coaching le club se retrouve en Promotion Honneur Ligue.  Sa destinée l’amenant à séjourner pendant quatre ans à Madagascar a mis une parenthèse à sa carrière d’entraîneur.
De retour en 2007, le toujours fidèle reprend les rênes du Girou en tant entraîneur de l’équipe 1 pour en devenir en 2010 le Directeur Sportif jusqu’à ce jour, où il a la double casquette avec celle d’entraîneur de l’équipe fanion.


"Nos jeunes représentent le socle de ces équipes par la confiance et la fidélité qu’ils donnent au club."

Ton retour au Girou après un intermède de quatre ans à l’étranger n’a pas été difficile, et comment s’est-il passé ?
Nous sommes arrivés au club à douze, un peu revanchards et déçus par nos parcours seniors respectifs, liés par une forte amitié et un projet commun. Le club de l’EML (Entente Montberon Labastide) composé de seulement deux équipes seniors en perte de vitesse. La JUN (Jeunesse Union Nord) une autre association s’occupait de l'école de football et des catégories jeunes, avec une progression constante depuis la création, des ambitions pour se développer et la présence d’un vivier humain (joueurs, dirigeants) qui vont se révéler capital pour la réussite du projet. Les trois premières années, orchestrées et un peu “manipulées” de main de maitre par le visionnaire président Claude Cournil , qui a réussi à rassembler les anciens seniors et les nouveaux, les deux clubs en un, devenant le Girou FC , ponctuées de trois montées successives pour l’équipe une et une montée pour l‘équipe deux. Ce nouveau club représenté dans toutes les catégories mais surtout une équipe de dirigeants dynamiques pour le développement et la progression du club. Le projet a démarré de belle façon, mon départ à Madagascar a provoqué mon remplacement par deux amis  Momo Makhouri et Ben Montespan qui lors de leurs quatre années avec l'équipe une, sont restés en PH en jouant les premiers rôles. Je suivais de très près l'actualité du Girou et je jouais avec mes amis lors de mes retours en France ! Le travail d ‘équipe mené par les dirigeants accompagnés de joueurs exceptionnels ont permis au club de garder une dynamique positive !

As-tu trouvé le club changé par rapport à ton dernier passage, dans ses structures et sa mentalité ?   
Mon retour définitif sur Toulouse a coïncidé avec le désir des coachs d'effectuer un autre rôle dans le club. J'ai donc repris l ‘équipe 1 bonifiée par la fusion avec Pechbonnieu et l'arrivée  du nouveau terrain d’honneur, je vous assure magnifique à cette période,  un effectif rajeunit par le vivier mais très compétitif. Les structures se sont améliorées avec la fusion de Pechbonnieu, mais avec les montées rapides de nos différentes équipes et l'arrivée massive de licenciés, le chemin est encore long pour arriver au “confortable “. Aujourd’hui encore nous avons deux terrains éclairés pour les entrainements et 350 licenciés joueurs !! L'arrivée d’un synthétique améliorerait nettement nos conditions de pratique et la qualité de tous les terrains en herbe mis à disposition. Heureusement nous avons une mentalité originale qui est dictée par nos finances et qui nous oblige à faire différemment des autres, elle dépend de l'humain est de l'investissement de tous nos membres ! Ce travail collectif au niveau du club nous a permis d ‘atteindre tous les niveaux actuels. Toutes ces contraintes ont donné le gout de l'effort généreux et sacrificiel à tout un club. 

Ton club au niveau des jeunes se situe aujourd’hui en ligue (U15 en R3 et U17 et U 19 en R 2), penses tu qu’il peut ambitionner d’aller plus haut, quels sont tes objectifs et priorités que tu t’es fixés pour ces catégories.
Notre club se situe à ce niveau grâce aux éducateurs et à tous les joueurs qui ont voulu croire au projet. Le véritable travail de fond du club se situe au niveau de nos jeunes ou nous souhaitons qu’ils s aguerrissent au plus haut niveau possible en leurs inculquant notre passion pour le club et ses valeurs. Nous avons réussi à bien structurer ces catégories mais il est vrai que pour passer un pallier il nous faudrait renforcer notre formation à l’école de football. Nous essayons avec toutes les bonnes volontés d’être performent, si nous arrivons à allier nos forces dans ce secteur qui est trop divisé pour avoir un vivier équivalent à Saint-Alban Aucamville ou Saint-Jean l’Union nous pourrons envisager les sommets régionaux. J’espère qu’un jour nous parviendrons à rassembler toutes les compétences et le vivier du secteur nord pour proposer un projet commun ambitieux qui permettrait de rêver à mieux pour toutes les composantes d’un club. En attendant nous essayons de maintenir toutes nos catégories au niveau régional et la difficulté est décuplée avec l'arrivée de la réforme.

Penses-tu que le club peut spéculer sur sa formation à l’avenir compte-tenu de ses moyens actuels ?
C’est notre unique espoir de pouvoir durer sur le long terme en gardant nos valeurs et notre fonctionnement. Nous avons régulièrement des jeunes joueurs issus du club qui poussent les portes de la R1 ou R3. Ils représentent le socle de ces équipes par la confiance et la fidélité qu’ils donnent au club. 
Nous recrutons également suivant les opportunités dans toutes les catégories en essayant de vite les inscrire dans notre projet. Tous nos éducateurs sont inscrits dans la mission d’amener le maximum de joueurs en seniors avec le plus d’acquis possibles. Ils sont au centre du projet car c’est leur qualité de travail qui permet de spéculer sur des jeunes joueurs du cru. Nous assurons un suivi collectif de toutes les générations pour avoir du liant dans la progression.

Sébastien entouré de sa garde rapprochée et amis Fabrice Dubois (Balma) et Bryan Marjoux (Blagnac)
Sébastien entouré de sa garde rapprochée et amis Fabrice Dubois (Balma) et Bryan Marjoux (Blagnac)

"Je suis convaincu qu’il reste des idées à exploiter pour penser qu’à jouer au foot à un bon niveau sans trop d’argent."

Pour les seniors qui aujourd’hui se retrouve à un bon niveau (R1 pour l’équipe fanion, R3 pour l’équipe réserve et D3 pour l’équipe 3), c’est pour toi un niveau qu’il faut pérenniser ou au contraire avoir le désir d’aller plus loin, quels sont tes objectifs personnels à ce sujet ?
Ces niveaux sont peut-être une anomalie pour notre club quand nous regardons les structures et les finances. Il est certain que dans le milieu régional tout le monde le pense. Ils sont quand même le fruit d’un travail bien mené demandant énormément d’énergies de la part de chacun, des sacrifices et des efforts inimaginables pour rivaliser avec le confort et le budget des autres clubs. Il prouve aussi que notre idée différente de fonctionnement est une solution pour rivaliser au niveau régional. Nous essayons chaque année de garder les niveaux avec plus ou moins de difficultés, la réalité nous impose ces objectifs. Nos désirs n’ont pas de limites mais il faut rester raisonné et humble sur nos capacités actuelles. Il nous faut évoluer rapidement pour espérer exister encore longtemps et pouvoir ambitionner mieux. Nous avons cet espoir, en souhaitant garder nos valeurs et en misant sur le volume, la compétence et la passion.

Ton club est le résultat du rapprochement de trois communes (Pechbonnieu, Montberon et Labastide-Saint-Sernin), l’osmose est toujours de mise entre ces composantes ?
Chacune des communes a ses particularités, ils nous aident avec leur moyen et leur sensibilité par rapport au football. Chacune est souveraine pour la mise à disposition des infrastructures ainsi que pour la subvention octroyée qui cumulée représente 8500 euros environ. Nous ne sommes pas reconnus par la communauté de communes car différents clubs de football la représentent !  C’est pourtant l’entité qui pourrait porter des projets conséquents et fédérer les communes entre elles. Il est assez peu envisageable aujourd’hui qu’une seule de ces communes puissent porter un projet lourd comme la création d’un synthétique. Nous sommes fiers de représenter ces communes en étant un des vecteurs d’échanges et de mixité entre elles. Je ne doute pas qu’ils sont heureux également de pouvoir vanter la réussite et le travail de notre association qui met en valeur leur accompagnement. Rassembler toutes ces composantes serait l’idéal pour trouver ensemble des perspectives d’évolutions mais nous ne sommes pas habilités et légitimes pour forcer la main !!

Ton club a du mal à avoir actuellement des infrastructures de qualité, notamment au niveau du terrain d’honneur, des projets sont-ils en cours pour y remédier ?
Notre terrain d’honneur, d’une qualité exceptionnelle à sa mise en service, que nous partageons avec le rugby a fait notre fierté et nous a permis de passer un cap. La modification des règles initiales d’utilisation, des impondérables et d’autres raisons que je ne maîtrise pas en font le plus mauvais du championnat à ce jour et nous le regrettons tous fortement. Des projets de réhabilitation sont en cours et nous avons hâte qu’ils portent leur fruit car le complexe général mérite un bon plateau. Des avancées concrètes à Montberon sur l’entretien des terrains améliorent tout de même le quotidien de nos adhérents.   Nous sommes tributaires de la volonté des élus qui gèrent les infrastructures communales, nous pouvons suggérer, proposer, aider ou impulser mais pas beaucoup plus. 

Le Girou donne une image de l’extérieur d’un club convivial où il fait bon vivre avec des supporteurs bruyants et assidus qui le supportent. C’est  toujours le cas  aujourd’hui avec les nouvelles mentalités ? Peut-on construire un club rien que sur ces valeurs sans autre moyen à long terme ?
La base du projet est la convivialité, le bien vivre ensemble dans un club ou tout le monde a sa place.
Dans tout projet il y a des hauts et des bas, des avantages et des inconvénients, c’est la bonne gestion de ces pics qui font exister longtemps. Pour le moment nous avons bien géré les passages générationnels mais notre projet est moins en phase avec les réalités actuelles qui proposent beaucoup plus de consommateurs que d’acteurs ! Nous sommes conscients des limites de notre système avec aucun joueur défrayé et une prime de vingt euros la victoire en équipe une ! Mais je suis convaincu qu’il reste des idées à exploiter pour penser qu’à jouer au foot à un bon niveau sans trop d’argent. Ce sport peut nous enrichir autrement, nous souhaitons le montrer longtemps. Nos supporters c’est la résultante de notre système, extraordinaire 95% du temps et pénalisant 5% du reste pour l’image et la politesse. Il y a un idéal, avec du monde au match, des supporters, du fairplay de l’ambiance ou tout le monde se respectent, nous souhaitons vraiment l ‘atteindre ! Ils font partis de la richesse du club et embellissent nos belles soirées de football. Je pense que nous pouvons construire sur ces valeurs, la preuve, que le projet est sur du long terme mais plus solide qu’un projet s’appuyant sur des finances exacerbées et qui ne dépendent que d’elles. Les limites sont réelles mais déjà très valorisantes. Cette aventure Girou est le résultat de l’investissement de très nombreuses personnes qui ont tous œuvré pour le bien du club! Tant que la priorité sera le club nous pouvons réitérer des exploits tous ensembles. Nous sommes que de passage partout et le football est ingrat, ces données nous les connaissons, il nous reste juste à vivre intensément les moments présents. Au Girou on en profite depuis vingt ans en partageant tous les moments ensembles, en faisant passer l’entité avant les hommes, il faut que ça continue ! Une énorme pensée à toutes les personnes de l’ombre qui font le Girou, Les différents présidents et les comités directeurs successifs (cinq présidents en vingt ans) le président André Valenzuela qui entame sa neuvième année, tous les dirigeants, éducateurs, parents et joueurs bénévoles, c’est eux le Girou. Je finis avec des remerciements immenses pour tous les proches que j'ai martyrisé avec mes caprices, mes dirigeants proches Guy, Vévé, Mouss, Pascal,  Victor et mes adjoints Ben, Remy et Jaja qui pouvaient tous rêver de mieux! Jean Pierre tu es en parti responsable de ma passion pour entrainer et tu m’as beaucoup inspiré, je suis ravi de te lire sur Footpy ! Merci.  

Sébastien continue de pratiquer sa passion avec les vétérans du Girou.
Sébastien continue de pratiquer sa passion avec les vétérans du Girou.

JPB (jpb@footpy.fr)

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