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R2 - Jean-Guy BOARO (président de Saint-Orens) : "Ici, nous sommes tous des copains, pas toujours d’accord, mais d’abord des copains..."

Mercredi 6 Février 2019

Tout logiquement, Saint-Orens a été élu club du mois de Janvier par la LFO dans son magasine. Et qui représente mieux que personne ce club ne cessant de gravir les échelons dans toutes les catégories depuis plusieurs saisons que son emblématique président Jean-Guy Boaro. Rencontre avec un vrai passionné de foot mais surtout de son Saint-O....


Président, votre club a disputé en novembre dernier et pour la première fois de son histoire un 7e tour de la coupe de France, le premier tour fédéral…
Oui, effectivement. Nous étions arrivés au 6e tour en 2016-2017, battus par Balma, la même année où nous sommes allés jusqu’en quarts de finale de la coupe du Midi. Et la saison précédente, nous étions arrivés en demi-finale de cette même coupe du Midi. Même si nous faisons tourner l’effectif en coupe du Midi, jouer un match de coupe est toujours mieux que de chercher des amicaux.

Etes-vous devenus une équipe de Coupe ?
Jusqu’à il y a peu, non, pas vraiment, on se faisait toujours sortir au 1er, au 2e ou au 3e tour. Mais c’est vrai que depuis trois ou quatre ans, c’est mieux. Il y a longtemps que j’attendais ça, parce que c’est le bon moyen de sortir du train-train, les joueurs sont motivés, les spectateurs viennent voir.

Quels sont vos objectifs cette saison ?
Concernant les seniors, le maintien de l’équipe première en R2 et la montée de l’équipe réserve qui joue aujourd’hui en D3. Mais avant tout, nous voulons une super école de foot. Nos U17 sont montés cette saison en R2, l’apprentissage est difficile, et nos U19 sont premiers de leur poule de D2. Il y a une très bonne entente entre les entraîneurs des équipes seniors et nous avons fait le ménage dans l’effectif, en écartant des joueurs qui n’étaient pas dans l’esprit du club. Nous n’avons gardé que onze ou douze joueurs de  l’équipe première, très peu recruté, et nous avons un super duo d’entraîneurs, Guillaume Balagué, qui vient des féminines du TFC, et Anthony Laffont, qui était auparavant sur l’équipe réserve.  Depuis le début de la saison, nous n’avons concédé qu’une seule défaite en championnat, à Foix, trois occasions, trois buts, et une autre en coupe de France. (interview réalisé avant la deuxième défaite à domicile toujours contre Foix ce weekend)


"J’ai été joueur, entraîneur et président en même temps !"

Si l’équipe première parvient à monter en R1, ce sera encore historique, non ?
Oui, ce sera la première fois. André Leroy vous dira que nous avons terminé deux fois deuxièmes en PH, à une époque où la DHR n’existait pas, mais nous ne sommes jamais montés en DH. Nous avons connu la DHR pour la première fois en 2007 et, depuis 2017, nous ne sommes plus redescendus. A ce niveau-là, on parle beaucoup d’argent, déjà, mais nous, nous n’en donnons pas. A une époque, il était difficile de fidéliser les joueurs, surtout les jeunes, nous nous sommes d’ailleurs faits dépouiller par les gros clubs toulousains de deux générations de U13 à deux ans d’écart. Aujourd’hui, on limite et on voit que ceux qui sont partis ont presque tous arrêté le foot, parce qu’ils ne jouent pas, ailleurs. Ici, ce qui fait fonctionner le club, c’est l’esprit de famille, les troisièmes mi-temps. On mange tous ensemble le soir après les matches, les joueurs sont ici pour se faire plaisir alors qu’ils paient, tous, leur licence. Si recrutement il y a, c’est d’abord la mentalité qui est examinée. On sélectionne, parce qu’on a vu et qu’on ne veut plus donner».

Si vous n’avez pas d’argent, comment faites vous pour faire vivre ensemble plus de 500 licenciés ? 
Pas de secret, le partenariat et la mairie. Celle-ci nous donne environ 20 % de notre budget qui est très petit, et le reste, on va le chercher.

Vous êtes à la tête du club depuis quand ?
Depuis 1996. Le club a connu deux grandes crises, en 1987 et en 1996. Cette année-là, on s’est retrouvés avec trois joueurs pour l’équipe première, et presque plus de dirigeants. On s’est retrouvés avec Paul Correia président tous les deux, pendant une saison, J’ai été joueur, entraîneur et président en même temps ! Et je suis toujours président, 22 ans après.

Où avez-vous joué en dehors de Saint-Orens ?
Chez les jeunes, à Mondonville. Mais surtout à l’ASPTT Colomiers. J’étais gardien de but, à 17 ans, j’ai joué en équipe première avec un double surclassement. A 30 ans, on m’a fait comprendre que je n’avais plus le niveau, j’ai alors joué défenseur central et j’ai même été sélectionné dans l’équipe du district. Mais comme je travaillais dans ma boucherie à Saint-Orens, je suis venu ici, à 34 ou 35 ans, comme entraîneur-joueur, on était en 1re série, on est montés en PH en trois ans, rien qu’avec des jeunes.

Quelle est votre plus grande fierté, votre meilleur souvenir ?
De voir le Saint Orens FC comme ça, à ce niveau-là, structuré, solide, là où il en est arrivé aujourd’hui. On a par exemple obtenu en 2017, le label Jeunes d’Excellence. C’est un club qui est passé de la dérive à la reconnaissance. La locomotive, c’est l’équipe première. Mais, comme dit André Leroy, s’il n’y a pas de wagons, il n’y a pas de  voyageurs ! A Saint O, nous sommes tous des copains, pas toujours d’accord, mais d’abord des copains. Et ça…

Propos recueillis pour la LFO de janvier 2019 


La Rédaction (redaction@footpy.fr)

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