Connectez-vous S'inscrire

R3 - Graulhet et son crownfunding, symbole d'un sport amateur sur le déclin ?

Vendredi 19 Avril 2019

Le club de Graulhet a innové dans sa quête de stabilité financière. Le club a ainsi lancé deux campagnes de crownfunding afin de financer des projets.


C'est peut-être l'un des symboles du mal-être du sport en France, du moins du sport amateur dans un premier temps. La victoire des Bleus lors de la Coupe du Monde eu Russie en juillet dernier semble être l'arbre qui cache la forêt... Si l'on gratte un peu plus on peut déjà voir des signes de difficultés du sport français en général. Voyez les performances du XV de France ces dernières années en rugby, ou encore les épopées de clubs français de football en Coupe d'Europe. Les supporters parisiens sont encore meurtris par le mot remontada. À seulement 5 petites années des Jeux Olympiques dans la capitale, c'est des plus inquiétants. D'autant que si la base n'est pas solide, le reste ne suivra pas. Concentrons-nous sur le monde du football. Nombreux sont les clubs amateurs qui se plaignent des baisses de financements de leurs collectivités alors qu'en contre-partie les coûts de fonctionnement, et les exigences de la FFF ne cessent d'augmenter. Certains d'ailleurs ont pu être choqués des propos du « journaliste sportif » Pascal Praud sur le football amateur lors d'une émission de C-News. Ce dernier déclare d'ailleurs que « c'est un scandale » de redistribuer aux clubs amateurs. Il semble même sous-entendre que le football français n'a pas besoin de nos clubs amateurs pour faire éclore des joueurs comme Kylian Mbappé. Mal lui en a pris. Ces déclarations sont cependant le symbole d'une société française où le sport ne devient intéressant que lorsqu'il est élitiste.

Prêt de 10% de licenciés dans le foot belge

Lorsqu'il évoque les campagnes de crownfunding de son club de Graulhet, le président Michel Cuxac en a gros sur la patate. D'autant plus qu'il se trouve dans une situation géographique peu enviable en terme de football. Le Tarn, comme beaucoup de territoires occitans sont avant tout des territoire d'ovalie. Preuve en est les démêles de l'US Albi avec sa municipalité. Avec ses comparses de Graulhet, il a donc eu l'idée de faire appel aux donations des hommes et femmes du monde pour pouvoir financer l'achat d'un minibus. « On ne sait jamais, si un mec qui vient de Bordeaux est sensible à notre campagne et veut donner quelques euros ça peut nous aider. » Une nouvelle fois, la question du minibus est sujette à discussions. « Si nous achetons un minibus, nous aurons une aide de la part de la Fédération si nous achetons la marque Volskwagen », sponsor de la FFF. Ayant régulièrement des contacts avec le football étranger par ses origines espagnoles, et la présence de son fils en Belgique, Michel Cuxac a ainsi l'occasion de voir la différence de gestion avec l'hexagone. Les chiffres ne peuvent pas mentir sur le coup. Selon lui, en Belgique, ils comptent un million de licenciés football pour onze millions d'habitants. En France nous sommes deux millions d'adhérents pour 67 millions d'habitants. Une différence flagrante qui se ressent également financièrement. « Les moyens mis en place ne sont pas les mêmes. Si on ne veut pas construire plus de prisons demain, qu'on mette les moyens dans le sport pour accompagner les jeunes aujourd'hui. » Des mots durs pour une situation sportive qui semble des plus préoccupantes.


Le Lensois

Catégories | Les News | Mercato | Dream Team | Tapis Rouge | Flash Back | Gants d'Or & Buteurs | Arbitres | Immersion/Aparté | FootpyTv | Divers


Dans la même rubrique :