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Régional 2 - Cédric LOPEZ (Marssac) : "Le Régional 1, je l'attends depuis longtemps."

Mardi 22 Janvier 2019

Un peu comme Gianluigi Buffon, Cédric Lopez est le doyen de l'équipe senior de Marssac. Pourtant proche de la quarantaine, il se sent encore d'attaque pour mouiller le maillot.


Vous êtes un peu le patron de l'équipe, non ?
Quand on a vingt ans d'écart avec certains oui ça fait patron (rires) mais je suis surtout le plus vieux.

Quand avez-vous posé vos valises à Marssac ?
Je suis arrivé à Marssac en 1999, j'ai fait toutes mes classes à Rodez avant. J'ai fait une petite pige d'un an et demi à Gaillac, là où j'ai commencé quand j'étais tout gamin et une année en DHR à Carmaux. Je compte dix-huit ans de football à Marssac.

Dans quelles dispositions êtes-vous arrivé dans le club ?
Au début, à dix-huit ans, c'était un peu l'âge bête. Je sortais de Rodez et ensuite j'ai un poste à responsabilité sur Toulouse. Comme j'habite juste à côté, c'était pratique d'être à Marssac. Après c'est devenu une habitude. Le niveau est bon et ça me permet d'avoir mon boulot et de m'entraîner. Quand vous vous tapez de la route toute la journée, avant l'entraînement juste à côté c'est bien mieux. Dans le département, il y a peu de clubs au niveau DHR aussi.

En vingt ans avez-vous noté des évolutions ?
Quand je suis arrivé, le club c'était uniquement Marssac. Il n'y avait pas d'entente avec Rivière et les autres. Après, il y a eu des fusions qui ont permis d'évoluer au niveau des structures du club. Par contre au niveau des installations, ça a régressé. C'est le gros point noir chez nous et je pense que c'est en partie l'un des éléments qui nous ont empêchés de monter au niveau au-dessus.


Comment l'expliquez-vous ?
Là, nous sommes premier à la trêve. Sur les dix-huit ans que j'ai fais au club, ça a dû arriver sept fois déjà. Après la trêve, du fait des installations vous ne vous entraînez pas. Evidemment, les autres équipes de Toulouse ou de l'Aveyron, elles ont les installations qu'il faut de leur côté donc elles s'entraînent. Quand vous arrivez après Noël, en ayant passé un mois sans entraînement, physiquement, vous chutez. Derrière les joueurs vous ne les gardez pas car ils sont appelés par des clubs toulousains. C'est ce que nous n'avons pas vécu l'année dernière. L'an dernier, nous nous sommes entraînés pendant un mois à cap découverte et nous l'avons vu. Même si c'était en PH (R3), les premiers matchs, nous gagnons 6-1. Je pense que si nous l'avions fait les autres années, nous serions monté en DH (R1). Les installations c'est un gros point noir. Moi j'ai l'habitude, mais pour les nouveaux qui arrivent, ça fait bizarre.

Est-ce que ça tend à s'améliorer ?
Là nous allons avoir un nouveau synthétique. Du coup avec les autres joueurs, nous travaillons pour que ça se fasse plus vite en coupant les arbres, changer le grillages. Ça va être un bon élément pour l'hiver. La mairie se bouge un peu, même si elle fait le strict minimum. Les dirigeants du club ont fait un nouveau club house avec de nouveaux vestiaires. Depuis vingt ans que j'y suis, les vestiaires ont toujours été les mêmes.

Avec l'arrivée du synthétique, est-ce que vous penser que la montée est jouable ?
Il faut voir, pourquoi pas ? Nous avons un gros groupe, avec des joueurs de qualité. Il peut y avoir des absents, nous pouvons tout de même avoir une équipe compétitive. Nous l'avons vu contre Blagnac mi-décembre. Il nous manquait tous les titulaires au milieu de terrain qui étaient suspendus ou blessés. Mais nous arrivons tout de même à accrocher un match nul contre un très bon adversaire. Il va nous falloir les installations, mais également le mental. Je l'ai trop vécu certaines années du fait du terrain ou de l'état d'esprit des gens. Pour l'instant, nous sommes bien parti mais il va falloir continuer. Nous sommes bien cadrés par le coach aussi.


Une fois les crampons définitivement raccrochés pensez-vous passer sur le banc pour coacher ?
Pourquoi pas ? Après pour l'instant ça n'est pas mon objectif. Je n'ai clairement pas le temps avec mon travail. Je ne dirais pas non comme adjoint. Il y a un an j'aurais dis directement non. Pour l'instant, je me vois mal arrêter de jouer. Après je verrai à la fin de la saison.

D'autant plus si vous montez en R1...
C'est sûr (rires) je l'attends depuis longtemps. Après même si nous restons en R2, au jour d'aujourd'hui, je ne me vois pas arrêter en fin de saison. Pour l'instant je ne sens pas mon âge. J'ai l'impression d'avoir le même âge que des mecs qui ont dix ans de moins que moi. Après le match je le sens, mais pas avant (rires).

Quelles valeurs essayez-vous de défendre sur le terrain ?
Surtout la combativité et la solidarité. C'est ce que j'ai appris étant tout jeune à Gaillac et Rodez. C'est ce que nous avions perdu il y a deux/trois ans mais que nous avons retrouvé l'année dernière. Si je reprends le match de Blagnac, c'est un match que nous aurions perdu il y a deux ans. Là nous n'avons rien lâché et nous avons su nous accrocher.

Papi Lopez espère voir enfin le Régional 1 débarquait du côté de Marssac au terme de cette saison
Papi Lopez espère voir enfin le Régional 1 débarquait du côté de Marssac au terme de cette saison

Le Lensois (lelensois@footpy.fr)

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