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Vétérans - RAZZOUK, MIGLIORE, LUGO, les CÉNINI'S brothers and CO... n'ont rien perdu de leur technique et sens du jeu !

Mercredi 14 Juin 2017

Vendredi soir plusieurs options s'offraient à moi, soit décompresser après une semaine de travail avec un bon livre (puisque désormais vous savez que la lecture est mon passe temps préféré), regarder Suède/France (mais vous savez aussi que je ne regarde jamais la télé . Et puis voir évoluer les pros !!! ) ou répondre à une invitation. Quand mon emploi du temps le permet j'aime aller où on ne va quasiment jamais, c'est-à-dire voir un match de vétérans. Il y a une trentaine d'années alors que j'étais vice-président de l'équipe de foot de l'amicale du Conseil Général j'ai côtoyé des footballeurs de génie, car dans l'équipe figuraient Melmeledge, Escaffre, Roda, Pagnan, Jacques Gustave, les frères Lugo, Diaz, D. Salles, Gambier, Vizy... (par Bob Marley)


Pardon à ceux que j'oublie ! Un rêve, tant il y avait des qualités techniques mais aussi humaines. J'en revois quelques uns épisodiquement mais plus particulièrement Gérard Escaffre que je croise assez régulièrement saison après saison. Il y a quelque temps il m'avait parlé de son équipe de vétérans de Blagnac assez atypique dans son fonctionnement et m'avait convié à venir. Vendredi il m'a appelé pour m'indiquer que pour clôturer une année, qui a vu son groupe invaincu, il recevait Merville et m'invitait. C'est donc avec plaisir que je suis allé à Andromède sachant très bien que j'y retrouverai des connaissances.  Je n'ai pas été déçu pour plusieurs raisons. D'abord effectivement j'y ai trouvé des anciennes connaissances. Puis j'ai trouvé des gens bien élevés qui contrairement à toute une jeune génération qui vous marcherait sur les pieds sans s'excuser ni dire bonjour sont tous passés me serrer la main même sans me connaître, et enfin plus tard j'ai pu apprécier la justesse de leurs "très beaux restes." Sous une pleine lune resplendissante les forces sont arrivées sur le champ de bataille. Il est clairement apparu un net déséquilibre entre les deux armées. Les visiteurs à peine seize ou dix-sept alors que les locaux frôlaient la trentaine. je sais bien qu'au cours de l'histoire le nombre n'a pas toujours fait le loi (les Horaces et les Curiaces, Cinq cents....) mais sur un pré où l'âge est un critère de sélection les plus nombreux gagnent souvent. La preuve en sera donnée lors du second acte où les nombreux changements n'ont pas altéré le rythme mais l'ont même élevé, contrairement à Merville dont les forces diminuaient au fil des minutes. 

Paul Lugo le roi du "dézonage" !

Mais avant de parler de foot je vais m’étendre sur cette section dont je vous ai dit qu'elle avait certaines particularités. Tout d'abord la condition sine qua non pour pouvoir prétendre évoluer sous ses couleurs c'est d'avoir par la passé porté celles du BSC donc d'être un ancien caouec. Chaque joueur a un maillot numéroté pour la saison (trente-cinq numéros différents) ce qui est pratique pour la feuille de match que j'ai tenu à remplir, même si certains petits malins changent sans rien dire. N'est-ce pas Monsieur Lugo ? Heureusement que je le connais j'ai pu rectifier tout seul. Bon en même temps comme ce fringant sexagénaire ne marque pas beaucoup bien qu'il "dézonne" encore comme au temps de sa splendeur je ne risquais pas grand chose. Chaque joueur doit trouver un sponsor  ce qui garantit une manne utile pour le voyage de fin d'année avec les épouses ou compagnes. La vente de cartons de vin augmente le montant de cette cagnotte. 

Le geste du match échoie à Mehdi Razzouk dont le coup du foulard passe juste à droite.

Les années passent mais le talent reste, seule la vitesse trépasse avec les anciens caouecs
Les années passent mais le talent reste, seule la vitesse trépasse avec les anciens caouecs
Le match sera dirigé par Serge Laiye de retour sur les terrains après la pose d'une prothèse eu genou gauche qui l'a éloigné des pelouses pendant huit mois. Le foot vétérans permet de belles histoires comme celle de Louis Cénini (soixante-deux ans) qui a la joie de fouler les rectangles verts en compagnie de ses deux fils. Disons le tout net, les diesels blagnacais longs à se mettre en route peuvent remercier des Mervillois particulièrement maladroits devant le but. En effet avec un poil de pragmatisme devant la cage les perles auraient dû s'enfiler. Résumé :
- troisième minute Rivière seul échoue sur un Sajus inspiré
- huitième même scénario avec Gleyzes aussi peu adroit.
Quelques minutes de flottement, puis de nouveau :
- Thierry Bacarat seul à six mètres sans gardien devant lui qui ne cadre pas ! Heureusement qu'il est plus adroit micro en main (speaker du LAP). Enfin Blagnac commence à trouver un rythme plus conforme à la qualité de ses joueurs. Il faut dire qu'avec une trentaine de joueurs qui participent à cette dernière de l'année les multiples changements ne peuvent faire que du bien. Donc bien évidemment du mieux, quoi que cela ne pouvait être pire. Si Sajus a montré de belles qualités, Martel n'est pas en reste. Son look de corsaire avec un bandana peu flatteur ne l'empêche pas de montrer lui aussi de belles qualités devant Laurent Cénini à la manière d'un gardien de hand. Puis Marty et L. Cénini ne réussissent pas à le tromper. Une belle action collective de Merville à droite Medan, pour un centre de Arnaud passe devant Guillaume qui rate le ballon seul devant la gardien blagnacais. Alors que la fin de la période approche et que l'on pense que jamais Merville n'arrivera à marquer une superbe inspiration de Delmas, à la surprise générale  va être gagnante avec une frappe d'une quarantaine de mètres qui trompe Sajus bizarrement placé. Un tout, tout, petit but à la pause c'est un "exploit" rare réalisé par des Mervillois pleins d'empathie pour leurs hôtes qui n'en demandaient pas tant. Il y aurait dû y en avoir trois à minima.

Blagnac continue de faire tourner et profite de la baisse des visiteurs carbonisés

Changement complet de physionomie dès le retour du deuxième acte. Le turbo bien graissé, d'autres changements, le moteur chaud les Blagnacais vont montrer de quel bois ils se chauffent. Sous le regard bienveillant d'une plein lune donnant l'impression de sourire, le collectif local se met en route. Laurent Cénini déjà en vue avant le repos claque une frappe lourde qui finit au fond après avoir heurté le dessous de la barre transversale. Les Mervillois qui ont eu un peu de casse sont bien moins fringants, le banc pas assez fourni, et souffrent. Martel se met encore en évidence et retarde l'échéance. L'entrée de Maxime Montespan est une plus value. des jambes de feu, quelques jaillissements décisifs qui changent beaucoup de choses. Le geste du match échoie à Mehdi Razzouk dont le coup du foulard passe juste à droite. Il y a des gènes dans cette famille puique Haffid effectue encor des piges plus que convaincantes avec la trois de Blagnac malgré le poids des ans. Gleyzes sans état d'âme creuse l'écart. Les locaux sont maintenant dominateurs avec une fraîcheur logique compte-tenu du turn over. Mais un soubresaut de Merville permet au deuxième gardien du BSC, Hommais de s'envoler à une belle hauteur pour une extension formidable et décisive. Blagnac poursuit sa domination et profite d'une mésentente entre deux joueurs de Merville pour inscrire un troisième but évitable. Peu après Gleyzes ne trouve pas le cadre alors qu'il est seul. A-t-il eu de l'empathie pour les visiteurs ou veut-il se faire recruter par les Mervillois leur prouvant qu'il peut être aussi maladroits qu'eux ? (Euh, c'est de l'humour....) Le temps qui s'écoule voit les Mervillois de plus en plus éteints et des Blagnacais au rythme constant. C'est au tour du deuxième fils Cénini, Jérémy de claquer à son tour pour donner au score une ampleur flatteuse et sévère mais logique puisque chacun sait que pour gagner il faut marquer. Tout le monde après la douche se retrouve pour commenter la rencontre autour d'un bel apéritif où effectivement Merville défend ses couleurs avec classe. La paella à peine finie, retour devant le bar pour continuer la soirée. c'est à ce moment que je me suis éclipsé discrètement laissant entre eux des personnes qui visiblement s'apprécient.

Par BM

LES RÉACTIONS 
Gérard ESCAFFRE  (entraîneur de Blagnac) : "première période un peu difficile comme d'habitude, le diesel se met en route un peu tard toujours lors du second acte. On a profité de la faiblesse devant notre but de nos adversaires en faisant le dos rond après la cavalerie a déroulé comme on dit et comme  à chaque fois. Nous somme invaincus sur la saison et bien évidemment tous les joueur sont contents." À ma question provocatrice :"est-ce que c'est parce que vous choisissez des adversaires faciles ou est-ce parce que vous êtes bons ?" la réponse a fusé : "non c'est parce qu'on a beaucoup de chance et un grand gardien (rire)." 

Avant de reporter les propos du capitaine Caouec il faut que je vous avoue que cela a été compliqué dans la mesure où Bruno visiblement pas habitué à ce genre d'exercice et très distrait par les pitreries de certains de ses co-équipiers dans mon dos a mis du temps à devenir loquace. Je retransmets notre dialogue.
Bruno BANROQUES (capitaine de Blagnac) : "vous avez subi en première période ?" : "oui, tout à fait." Vous avez profité de l'absence de réalisme de vos adversaires ?" : "oui, tout à fait." Quand je lui ai fit qu'il fallait qu'il me réponde nous avons éclaté de rire, puis il s'est forcé : "oui, oui, ça a été difficile en première période, on n'a pas tenu le ballon donc à partir du moment où on ne tient pas le ballon on subit (derrière moi ça ricanait grave)." Je lui ai alors dit avoir entendu Gérard (Escaffre co-entraîneur) dire : "vous n'arrivez pas à faire trois passes de suite" il a rigolé :"il ne faut pas écouter Gérard.... (rire). Difficile de poursuivre sérieusement avec les gestes déstabilisateurs de ses pitres de copains, de vrais potaches ! "Le physique a fait la différence parce qu'ils manquaient de banc alors que nous on en avait. Je pense qu'ils ont baissé le pied." Toujours plié de rire, il a mieux valu écourter....

Jean-Michel REMAZEILLES (entraîneur de Merville) à qui j'ai dit : "absence de réalisme" a lui aussi rigolé. "C'est comme ça tous les matches, on n'a pas vraiment d'avant centre donc du coup il nous faut quinze occases pour arriver à en concrétiser une. On a trois ou quatre opportunités nettes qui nous auraient permis d'être tranquille pour la seconde période. Lors du second acte ils ont changé plus de la moitié de l'équipe ce que nous n'avons pas eus la possibilité de faire. On s'est fatigués, les bons se fatiguent il y en a d'autres dans le tas qui ne courent pas ou qui ne sont pas au niveau du coup on est un peu plus faible en seconde période. Ça fait un score lourd par rapport à la physionomie du match. Quatre à un c'est un peu lourd (rire)."

Pierre DUVAL  (capitaine de Merville) à qui j'ai dit : quand on ne marque pas ses occases on le regrette après a vivement répondu :"ah oui complètement on doit mener à la mi-temps trois à zéro et puis après on prend l'eau en deuxième. L'absence de réalisme est récurrente, on a l'habitude à force (rire) c'est ça que tu voulais que je te dise ! (gros éclat de rire..) je ne veux pas pourrir mes attaquants mais c'est quand même récurrent ! C'est vrai qu'en face ce soir ils ont fait tourner beaucoup plus que nous, mais si on tourne à trois/zéro à la mi-temps par exemple, c'est mieux, mais avec des si on va très loin. En deuxième période on subit; quatre à un il n'y a rien à dire, on n'a plus rien fait. Par contre on va se venger en troisième mi-temps que l'on gagne régulièrement (pendant ce temps là deux potaches ont entonne l'hyme chala, là; là là là Oh Mervillois derrière) il a donc réaffirmé :"en troisième mi-temps on es très bons, on est présent.. On fait un match, on gagne, on perd et après on se retrouve, ici c'est une bonne ambiance, le cadre est magnifique, on fait une bonne bouffe entre potes, c'est ce qui compte à la fin ! (rire)."

Celle ci c'est cadeau parce que avec Thierry BACARAT il y a du "lourd" et du répondant. Un bagout hors normes, de l'humour, une connaissance approfondie du football régional et de ses à côtés, intarissable... L'homme est le speaker officiel à Paul Fédou et dirigeant au LAP. J'en ai profité pour lui demander perfidement si à un but tout fait mais inexplicablement vendangé : "alors demain soir en match retour du barrage Narbonne/LAP est-ce que souhaites plus de réussite à Maurice que toi ?" a répondu : "oui Jean-Jaques parce que celle que j'ai malheureusement mise au-dessus alors que c'est le plus beau ballon du match, lui en général il ne les loupe pas, même dans les moments de doute il les met parce que sinon Mignotte l'explose (rire). Demain on va les laisser un peu jouer on va être solide pour essayer de les contenir. Je pense que individuellement dans chaque ligne on est au-dessus. Nous avons toujours été très bons contre des bonnes équipes alors que contre des formations qui défendent on a tendance à confondre vitesse et précipitation. Je fais confiance à l'équipe et au staff pour mettre tout tout le monde sous pression, commencer le match comme il faut, se mettre à l'abri et gérer la rencontre. Nous avons la capacité de pouvoir marquer à tout moment. Je suis confiant pour demain." (le match s'est joué vendredi soir)

LA FEUILLE DE MATCH
Match de fin d'année vétérans
Vendedi 9 juin, 20 heures 45
Blagnac, stade Andromède
BLAGNAC / MERVILLE 4-1
Arbitre : M Serge Laiye, assisté de MM Robert Wurtz et Pierluigi Collina (euh, pardon je dois faire erreur parce qu'en fait il était seul !)
Buts : L. Cénini (47e), Marty (60e), Malnis (83e), J. Cénini (58e) pour Blagnac; Delmas (43e) pour Merville

BLAGNAC : S. Sajus (F. Hommais); J. Lascoux, E.Jaquel, P. Delplace, Th. Banroques (cap.), M. Marty, J. Cénini, L. Cénini, M. Razzouk, C. Py, C. Marques, J. Migliore, M. Montespan, E. Malnis, G. Escaffre, P. Ludo, C. Revilla, T. Vidoni, Jacques Gustave, S. Lebon Entaîneurs : Gérard Escaffre et Patrick Delplace
MERVILLE : V. Martel; S. Gault, L. Delmas, A. Arnaud, Y. Paspa, R. Gleyzes, M. Medan, T. Bacarat, Guillaume, J.-M. Remazeilles, M. Rivière, L. Godard, J. Cau, M. Meier Entraîneur :  Jean-Michel Remazeilles.

Et au niveau des tenues de sorties, rien à dire c'est du haut de gamme... De vrais beau gosse ces messieurs !
Et au niveau des tenues de sorties, rien à dire c'est du haut de gamme... De vrais beau gosse ces messieurs !

Bob Marley

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